Accepter le malaise

J’essaie de m’abreuver d’information le plus possible. Surtout lorsque ça concerne des sujets qui m’intéressent. L’environnement, les inégalités sociales et le bien-être physique et mental en font partie. Je lis beaucoup moins de roman, mais beaucoup plus d’essais, d’articles, de blogues, d’opinions.

Mon cerveau est constamment en ébullition. C’est bien, mais c’est aussi épuisant. Je m’intéresse beaucoup au comportement humain. Comment influencer positivement les gens, sans les rebiffer dans leur recoin. Le mécanisme de protection, quand l’information ne va pas dans le sens de nos croyances, est fort. Le mécanisme de réponse aussi. Et je ne fais pas exception à la règle. Et il y a les réseaux sociaux qui favorisent les réactions intenses, en omettant de nous transmettre l’émotion de l’humain de l’autre côté de l’écran. Mais ça c’est une autre histoire.

Parfois, je lis des trucs qui me déplaisent. J’ai le choix de les réfuter sans écouter, de les ignorer ou de me dire que ça ne me touche pas, ou encore d’embrasser le malaise. Accepter le malaise n’est pas une solution facile, mais je crois que c’est celle qui fait avancer le plus.  Parfois, les arguments ne changeront rien à notre opinion, d’autres fois ils aideront à évoluer. Accepter qu’on peut se tromper aide aussi beaucoup à avancer.

En 2018, je me suis mise au défi de m’impliquer d’avantage. Parce qu’il y a des limites sur ce qu’on peut faire individuellement. Mais je suis limitée. Je n’aurai jamais l’énergie d’une personne normale (mais qu’est-ce que la normalité), ou de la moyenne des gens, si vous préférez. Ma tête me joue des tours, et, comme une allergie, me fait craindre des évènements inoffensifs, utilisant toute mon énergie pour combattre l’invisible. Je crois personnellement que, pour avancer, je dois accepter mes limitations. Et je ne peux tout combattre en même temps.

Défi végane 21 jours, la suite

Bon, après avoir misérablement omis la mise à jour hebdomadaire promise, voici finalement un petit résumé du défi.

Est-ce que je l’ai réussi? Malgré quelques ratés (voir plus bas), j’ai réussi le défi que je m’étais donné, c’est-à-dire, me démontrer que, finalement, le dernier petit pas qu’il me restait à faire n’était pas si grand.

Est-ce que je me considère végane maintenant? Non. J’ai toujours autant de difficulté avec « l’étiquette » qui implique une certaine perfection. Pour moi, le véganisme, comme le zéro déchet, reste un idéal, un peu impossible à atteindre. Mais pas question que ça m’empêche d’essayer. Depuis la fin du défi, mes écarts ont servi à vider des trucs non végane de mon garde mangé et à manger autre chose qu’une salade verte au restaurant.

J’ai commencé mon défi en photographiant tous mes repas, pour ensuite me tanner parce que c’est long et un peu redondant 21 jours de nourriture. Voici tout de même quelques photos de mon défi, commençant par mes « fails » :

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Si ça vous intéresse, j’explique dans mes stories le résultat de mon défi. Sinon, voici ici mes #fails du #defivegane21jours : 1. Savon au lait de chèvre, acheté en vacances cet été sur le lieu de production, j’ai même vu les chèvres sur place 😍. Mais avec tous les choix de savon sans produit animal, je vais probablement éviter d’en acheter à l’avenir. 2. Je teste présentement le New Wash (avec de la kératine provenant de la laine de mouton), sans grand succès honnêtement. Non seulement je ne prévois pas en acheter de nouveau, mais je vais peut-être même donner le fond de ma bouteille. 3. Mon mascara contient de la cire d’abeille. Comme je ne l’utilise que très peu, je vais peut-être essayer des recettes maison lorsqu’il sera terminé. 4. J’ai mangé végétarien lors de brunch de famille où il n’avait de végétalien que les crudités. 5. Mes bottes (laine, cuir) et mon manteau (plumes). Je n’ai pas l’intention de les remplacer avant leur fin de vie, et je laisse Sonia du futur décider par quoi les remplacer rendu là. 6. J’ai mangé une collation avec du miel (en pleine connaissance de cause), offerte par une collègue. 7. Ma brosse en poil de sanglier. Encore là, je vais l’utiliser jusqu’à sa fin de vie. 8. Mon dernier #fail en est un de #zérodéchet. En temps normal, j’aurais pris un croissant dans mon sac, au café étudiant. Ne pouvant choisir cette option, j’ai dû choisir des items emballés.

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#defivegane21jours – jour 7 (dimanche 14 janvier) Note : Pas ma meilleure journée, j’ai fait face à 2 situations problématiques en une seule journée. Déjeuner : Croûte de pain avec du Earth Balance, une pommes, quelques amandes et un café. Dîner : Mon dernier dîner des fêtes. Il n’y avait principalement que des crudités de vegan. Je n’étais malheureusement pas assez préparée, j’ai donc mangé végé pour cette fois-ci. Je n’ai pas pris de dessert, mais j’ai fini le gâteau de mon fils au lieu de le mettre à la poubelle. Souper : Burger végé du @lgrosluxe Sud-Ouest, sans mayo. J’ai pensé seulement après coup qu’il y avait peut-être des produits animaliers dans la galette et le pain. Ça sera à valider pour une prochaine fois. Snack : tostitos et salsa, quelques bretzels.

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#defivegane21jours – jour 20 (mercredi 17 janvier) Je commence à manquer d'assiduité sur ma prise de photos. Il est possible que je ne publie que mes repas les plus significatifs à partir de maintenant. Déjeuner : Lorsque je manque de temps le matin, je sacrifie habituellement la préparation de mon déjeuner. Le choix de déjeuners véganes est assez limité au bureau, alors j'ai fait un détour au @copperbranch pour me faire servir une gaufre au bleuets dans mon plat. Dîner : Appel de l'école, ma puce ne se sent pas bien, mon lunch est au bureau alors je finis les restants du souper de lundi. Souper : Je commence à être enrhumée moi aussi, aucune énergie pour préparer le souper, mais, au miracle, @copperbranchwestmount est maintenant disponible pour la livraison dans mon coin. Donc sandwich au tofu fumé et légumes grillés pour souper. Snack : Pamplemousse, amandes, pain avec du sirop d’érable.

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Je fais le défi végane 21 jours

Ok, je sais ce que vous vous dites, un défi végane, pour une fille comme moi qui n’aime pas les étiquettes, ce n’est pas un peu un non-sens? Oui, mais non. J’ai réalisé dernièrement, que bien que je croyais mon alimentation principalement végétalienne, je m’accordais encore beaucoup de latitude, pas par envie de manger des produits animaliers, mais pour ne pas me compliquer la vie. Bref, je me suis dit que me forcer pendant 21 jours me permettrait de trouver des solutions créatives aux take-out, sorties au resto et autres.

Si vous voulez suivre mon « périple » c’est dans mes stories Instagram que ça se passe. Sinon je prévois faire un petit récapitulatif ici chaque semaine.

Réflexion de Noël sur le zéro déchet

J’ai envie de vous parler de Noël. Oui, je suis un peu tard, vos cadeaux sont probablement déjà faits, mais bon, j’avais les miens à faire aussi alors… :p

Noël a une signification particulière pour chaque personne. Pour certains, ça représente des années de mauvais souvenirs, de conflits et de déceptions, pour d’autres c’est une fête entièrement religieuse (oui, oui, je suis certaine que ça existe encore), il y a certainement ceux qui s’en foutent royalement et finalement ceux pour qui Noël rime avec orgie de cadeaux et de bouffe (allo!).

C’est de cette dernière catégorie dont je veux parler. Parce que, on ne se le cachera pas, cette définition de Noël ne rime pas vraiment avec zéro déchet. Et il n’y a pas meilleure façon de s’immerger totalement dans le gaspillage de cette fête, que lorsqu’on a des enfants. Si c’est plutôt facile de contrôler ce qu’on fait entrer dans la maison (ici les enfants reçoivent chacun un cadeau du Père Noël et un livre de nous), on perd complètement le contrôle lorsqu’on parle de la famille.

Je le répète souvent, nous ne sommes pas tous rendus à la même place dans notre cheminement, qu’on parle de zéro déchet ou même juste de vie. Même moi, qui travaille depuis plusieurs années à minimaliser mon impact sur cette planète, je n’ai vraiment compris, que cette année, que l’important c’est le temps qu’on passe ensemble, pas les babioles qu’on a à donner. J’adore donner, mais courir pendant 3 semaines pour finaliser les cadeaux faits maison, un peu moins.

Donc bref, la famille, on fait quoi avec ça? On explique, on suggère et on dit merci.

On explique ou réexplique notre cheminement, on souligne qu’on vit dans un 5 et demi pas de sous-sol et qu’on essaie de limiter nos possessions.
On suggère des activités, des livres, des fins de semaine dans la famille (tsé, l’importance du temps passé ensemble), une contribution pour un cadeau commun.
Et on dit merci. Il ne faut pas penser que les cadeaux faits par autrui sont faits dans le but ultime de nuire à notre style de vie. Parfois, ça part d’un bon sentiment (tous les autres enfants de la famille vont recevoir un jouet et on ne veut pas que les tiens soient tristes), des fois c’est que la distance, le rythme de vie et les obligations ne permettent pas une activité.

Et les quelques cadeaux que l’on fait, on les emballe comment? Mon principal conseil, c’est de ne rien acheter pour emballer. C’est un non-sens pour moi d’acheter un item qui a pour simple but d’être jeté. Que ce soit de l’emballage en papier recyclé ou en tissus. (Ceci dit, pour être honnête, j’ai un gros rouleau pré-zéro déchet qui traîne dans mon garde-robe et que j’utilise pour les cadeaux du Père Noël, question de les différencier des cadeaux qui viennent de nous.)

Alors on emballe comment? On improvise! Du papier de rembourrage d’une compagnie d’achat en ligne bien connue, du papier journal, des dessins d’enfants, un vieux foulard ou du tissu récupéré… Cette année, j’ai fait plusieurs sacs à vrac avec des échantillons de tissus récupérés au bureau (destinés à la poubelle!), alors j’emballe mes cadeaux là-dedans. Ça fait joli, et les gens peuvent les réutiliser ensuite.

Après avoir parlé de l’évident, il faut maintenant parler de la nourriture. Le gaspillage alimentaire est particulièrement présent en cette période de l’année. Il y a tout de même quelques petits trucs qui peuvent aider.

Si on reçoit :
On cuisine moins. Sérieusement, on prépare toujours trop de nourriture. Non seulement ça coûte cher, ça prend du temps, mais ça encourage à se « bourrer la face » (et à mal filer le lendemain).
Diminuer la quantité de viande. Le coût environnemental de notre consommation de viande n’est plus à démontrer. Entre la dinde, le ragoût de boulettes, les tourtières et les charcuteries, il y a certainement un petit quelque chose qu’on peut mettre de côté. Ou en offrir en plus petite quantité.

Si on est invité :
Servez-vous des petites assiettes. Comme ça on évite de trop manger ou de jeter une partie de son souper. Et on en reprend si on a encore faim (ou on attend le dessert).
Dites oui aux restants! Encore mieux, apportez vos plats pour éviter de vous retrouver avec les vieux plats de margarine de vos hôtes. Mon premier reflex souvent de refuser les restants, un peu de « si ce n’est pas chez moi, ce n’est pas moi qui gaspille » et beaucoup du fait que je me sens mal à l’aise de partir avec de la nourriture de mes hôtes. Mais personne n’a envie de manger des restants pendant une semaine et ce qu’on rapporte pour « revaloriser », on est ainsi plus certain que ça ne finira pas à la poubelle.

Et pourquoi ne pas partager vos restants à des voisins ou sur des groupes d’entraide? Offrir un peu des excès de Noël à ceux qui ne peuvent se le permettre!

Sur ce, je vous souhaite un bon temps des fêtes. Et surtout, n’oubliez pas d’en profiter!

Le No Poo : l’expérience – 2e partie

La question qui tue, après plus de 6 mois, suis-je suis toujours « no poo »?

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Nope!

Pourquoi?

  1. L’odeur. Sérieusement, les noix de lavage, ça pue. Et j’avoue que je commençais à m’ennuyer de « l’expérience » du lavage de cheveux, avec un shampoing qui sent bon, et tout.
  2. Ça chauffe. Oui, j’ai testé pour vous le liquide de noix de lavage dans les yeux. Plusieurs fois. Oui, c’est atroce.
  3. Le résultat n’est pas égal. Des fois j’ai du méga volume, et d’autres fois je sors de la douche et mes cheveux sont encore sales.
  4. Les « pellicules ». En essayant d’espacer mes lavages le plus possible, je me suis retrouvé la tête pleine de dépôts. Je produis énormément de sébum, et malheureusement il finit par se solidifier et faire de petites particules blanches pas très esthétiques. J’ai tenté de brosser tous les jours, d’exfolier mon cuir chevelu, ou même de ne pas brosser du tout, malheureusement rien n’y a fait. J’ai dû réduire de moitié mon temps entre les lavages, en passant de 8 jours à 4 jours, pour remarquer une amélioration.

Bref, l’expérience a été concluante. Ça fonctionne. Par contre, je n’ai pas vu beaucoup d’amélioration sur ce que j’utilisais précédemment. Pas assez pour que ça vaille la peine de dépenser mon énergie là-dessus. Mais ça, je vous prépare un autre billet sur le sujet.

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