Le No Poo : l’expérience – 1ère partie

Pourquoi tenter le No Poo? Pour ma part, c’était par souci de trouver une solution correcte pour l’environnement que mes cheveux apprécieraient. Il faut dire que je n’ai jamais été emballé par l’aspect de mes cheveux. Ils sont trop fins, trop gras et trop sans volume. Et comme je n’ai jamais trouvé de produit miracle pour mes cheveux, je n’avais pas grand-chose à perdre en essayant le No Poo.

J’ai débuté l’expérience avec le bicarbonate de soude (voir plus bas pour la recette), parce que j’en avais, tsé. La « petite vache » est l’ingrédient le plus populaire et aussi le plus critiqué du No Poo. Le bicarbonate de soude nettoie très bien le sébum, mais peut être difficile sur le cheveu et le cuir chevelu. Certains spécialistes du cheveu vont monter au front pour vous dire que c’est la pire des idées alors d’autres l’utilisent régulièrement depuis des années avec de très bons résultats.

Le résultat : mes cheveux sont propres, même plus qu’avec la barre de shampooing. Et tellement doux! J’utilise maintenant cette technique à l’occasion, lorsque ma technique principale ne donne plus d’aussi beau résultat.

J’ai fait ma deuxième expérience avec de la farine de seigle. Mon but était de trouver une alternative assez simple au bicarbonate de soude, avec des ingrédients communs. La recette est simple, mélanger la farine avec de l’eau pour faire une pâte un peu liquide (style pâte à crêpe), appliquer sur les cheveux humides en frottant comme un shampoing, et sacrer en essayant d’enlever la pâte des cheveux.

Le résultat : nul. Mes cheveux étaient aussi gras qu’au départ, avec plein de particules de seigle dedans.

Ma troisième expérience, les noix de lavage. Suite à un léger découragement, des fois ça ne me prend pas grand-chose, j’ai poussé mes recherches pour trouver une technique qui offre de bons résultats avec les eaux un peu plus dures (l’eau de Montréal modérément dure disons). J’ai trouvé des noix de lavage dans une boîte en carton, près de chez moi, à la Mistinguette.

Résultat : propre et heu… allo le volume! Je n’ai jamais eu ça moi du volume. C’est le non-shampoing que j’utilise le plus régulièrement.

 

Bicarbonate de soude, la recette : 

  • 1 c. à soupe de bicarbonate de soude
  • 1 c. à soupe de vinaigre de cidre
  • 2 tasses d’eau bouillante

Dans un contenant, mélanger le bicarbonate de soude à 1 tasse d’eau bouillante. Dans un autre contenant, mélanger le vinaigre de cidre à l’autre tasse d’eau bouillante. Attendre que les 2 mélanges soient à une température agréable.

Sous la douche, mouiller les cheveux et appliquer le mélange de bicarbonate. Laissez agir quelques minutes. Par souci d’économie d’eau, je sors de la douche pour me raser. J’enveloppe aussi mes cheveux dans un vieux t-shirt, parce que l’eau au bicarbonate sur les mamelons ce n’est pas agréable.

Rincer les cheveux et appliquer le mélange de vinaigre de cidre. Laisser reposer 1 ou 2 minutes et rincer. Le vinaigre de cidre agit comme revitalisant et rétablit supposément le ph du cuir chevelu.

 

Noix de lavage, la recette :

  • 7 noix de lavage (plus ou moins, selon la dureté de l’eau).
  • 1 1/2 tasse d’eau

Faire bouillir l’eau avec les noix de lavage (moi je les mets dans un petit sac en tissus qui venait avec la boîte, je trouve ça plus simple) et laisser mijoter 30 minutes à découvert pour réduire.

Laisser refroidir jusqu’à ce qu’on puisse presser le sac sans se brûler. Extraire le jus et retirer le sac.

Utiliser comme un shampoing (ne soyez pas surpris, ça ne mousse pas vraiment). Rincer.

Attention aux yeux! Je n’ai pas testé pour vous, mais c’est, semble-t-il, très douloureux.

Je dois aussi vous avertir, les noix de lavage ont une drôle d’odeur. En gros, ça pu. D’une façon plutôt bizarre. Les cheveux ne sentent plus une fois secs, mais il est fort possible que vous ayez envie de sortir de la cuisine au moment de la préparation du non-shampoing.

 

La vie sans shampoing

J’en ai glissé un mot dans un de mes derniers articles, je teste présentement des alternatives pour le soin de mes cheveux. Bon, techniquement je n’utilise plus de « shampoing » depuis un an ou deux, puisque je me lave les cheveux avec une barre de savon. Mais à la fin de l’année dernière, j’ai décidé de sauter de l’autre côté de la clôture et de tester… le NO POO. *cris d’épouvantes*

Mais avant de vous mettre à jour sur mes expériences, vaut mieux commencer par le commencement. Qu’est-ce que le « no poo »?

C’est assez simple en fait, « no poo » veut dire « no shampoo », donc bref, se laver les cheveux sans shampoing. Et moins souvent. Le moins souvent possible. Mais se brosser les cheveux régulièrement avec une bonne brosse à cheveux. « Comme dans le temps. »

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Selon les principes du « no poo », les shampoings commerciaux serviraient à enlever la protection naturelle du cheveu, le sébum, pour la remplacer « chimiquement », provoquant une surproduction du dit sébum et entraînant une consommation quotidienne de shampoing. Ceci dit, je n’ai aucune source scientifique pour confirmer ceci, mais je sais que la plupart des spécialistes du cheveu s’entendent pour dire qu’un shampoing quotidien, c’est trop.

Le « no poo » se subdivise en plusieurs « clans » :

  • Le low poo : utilisation de shampoing « naturel » sans sulfate, silicone ou parabens.
  • Le OH poo : utilisation de savon (barre de shampoing , savon de castille, etc.).
  • Le no poo : utilisation de divers produits autres que du shampoing ou du savon (bicarbonate de soude, noix de lavage, farines diverses, oeufs, argile, etc.).
  • Le conditionner only : utilisation de revitalisant seulement. Très populaire auprès des personnes aux cheveux bouclés.
  • Le acid only : utilisation d’un produit acide (vinaigre, café, thé, jus de citron, etc.), dilué au besoin, pour revitaliser les cheveux.
  • Le water only : utilisation de l’eau uniquement, avec une bonne technique de massage du cuir chevelu sous la douche.
  • Le sebum only : utilisation de la brosse uniquement (avec massage du cuir chevelu), pour répartir le sébum. Aucun lavage de cheveux (ou 1 ou 2 par année).

Peu importe le clan, l’essentiel du « no poo » c’est de se brosser régulièrement (un bémol ici pour les cheveux frisés), espacer ses lavages et écouter son cheveu. Oui, oui. S’il n’est pas heureux, essayez de comprendre pourquoi et changez de technique.

Si l’aventure vous intéresse, je vous conseille ce groupe Facebook : No Poo (no shampoo) & Low Poo Hair Care Group Forum. Vous trouverez dans les fichiers une tonne d’information, j’y ai par ailleurs appris que les barres de shampoing doivent idéalement être utilisées avec un acide pour rééquilibrer le ph (oups).

Si vous êtes tout simplement curieux, je vous parlerai de mon expérience dans un prochain billet.

Histoires d’odeurs

Une fille, ça ne doit pas suer. Et, malheur, encore moins puer! J’ai utilisé pendant longtemps des antisudorifiques, même ceux dit « cliniques » à plus de 10$ du bâton. J’étais certaine à cette époque, qu’aucun déodorant ne réussirait à couvrir ma « sueur excessive ».
Lorsque je me suis intéressée au zéro déchet, mon déo est une des premières choses à laquelle je me suis attaquée. C’est que j’en mettais des couches et des couches, alors mes bâtons se vidaient à la vitesse de l’éclair. J’ai fait plusieurs tests, j’ai réalisé que finalement je ne suais pas tant que ça, j’ai appris à accepter qu’un peu de sueur était ok, j’ai trouvé des déodorants potables, mais je ne trouvais rien qui pouvait fonctionner dans un cadre de zéro déchet.
Jusqu’à ce que je tombe sur Purely Great. Un déodorant en petit pot que je pourrais facilement réutiliser. Nous avons filé le parfait bonheur… pendant 1 mois et demi. Ensuite ont débuté les démangeaisons. J’ai arrêté quelques temps, mais à chaque essai les démangeaisons revenaient après un jour ou deux. Après quelques recherchent sur le web, j’ai découvert que je n’étais pas seule, le bicarbonate de soude causait ça à certaines personnes. Retour à la case départ.
Je me suis rabattue sur le déodorant Druide, que j’aime beaucoup, mais qui n’est pas zéro déchet, en attendant de trouver une nouvelle solution. Quelques déchets plus tard, je suis tombée sur le vidéo de Trash is for tossers. Sa recette contenait bien du bicarbonate de soude, mais il était indiqué qu’on pouvait l’omettre. Puisque j’avais en main tous les ingrédients, pourquoi ne pas l’essayer.
Le résultat fut surprenant, pour au moins 2 jours. Ensuite les odeurs réapparurent peu à peu. Un autre échec.
Mais mes recherches m’avaient aussi menée au blogue des Trappeuses avec une curieuse solution, le lait de magnésie. Il était tard, mais la pharmacie était toujours ouverte, alors pourquoi ne pas essayer.
MIRACLE! Le lait de magnésie fonctionne hyper bien pour moi. Directement de la bouteille, étendue avec une débarbouillette. Cette solution n’est pas entièrement zéro déchet, alors je vais probablement pousser l’expérience un peu plus loin, mais le magnésium semble une voie à étudier.

Shampoing sec

Mes cheveux ont toujours été ma bête noire. Trop fins, trop secs, trop gras, pas assez de volume, jamais de la bonne couleur. J’en faisais une fixation. La découverte du shampoing sec a été une révélation pour moi. Je pouvais enfin, en quelques minutes, avoir l’air présentable même sans avoir eu la chance de me doucher dans la journée.

Par contre, ma nouvelle dépendance avait un coût et engendrait beaucoup de déchets. Heureusement, le shampoing sec est le produit le plus facilement remplaçable de votre pharmacie. Dirigez-vous vers le garde-manger, sortez la fécule de maïs, et vous voici avec un shampoing sec maison! Pour les cheveux plus foncés, on y ajoute un peu de cacao afin de rendre le produit plus foncé. Pas trop par contre, l’ingrédient principal doit rester la fécule de maïs.

Même si on aime les recettes simples, on peut parfois avoir envie d’un peu de créativité, alors voici ma recette de shampoing sec. image

  • 2 c. à soupe de fécule de maïs
  • 1 c. à thé de cacao
  • 1/2 c. à thé de bicarbonate de sodium (pour absorber les odeurs dans les cheveux gras)
  • 1/2 c. à thé de cannelle (supposément bon pour le cuir cheveulu)
  • 1/2 c. à thé de gingembre en poudre (supposément bon pour la pousse de cheveux)

La cannelle et le gingembre aident aussi à camoufler l’odeur du cacao. Ne vous inquiétez pas, vos cheveux ne sentiront pas trop, tant que vous ne vous promenez pas sous une averse.

Pour l’application, j’utilise un vieux pinceau à fond de teint, et j’applique le tout sur ma séparation, ainsi que sur et sous ma frange (mon truc pour éviter le front gras sous le toupet). Ensuite, je sépare mes cheveux à deux endroits de chaque côté de ma tête (inutile d’être précis), pour y appliquer le shampoing sec et je termine avec la nuque. Je laisse le produit agir quelques minutes et je brosse, idéalement avec une brosse en poil de sanglier. Pour espacer les lavages, un brossage avec la brosse en poil de sanglier, matin et soir, aide beaucoup. J’y reviendrai dans un prochain billet sur ma routine du cheveu.

Zéro déchet, tous les ingrédients on été acheté en vrac.