La vie sans shampoing

J’en ai glissé un mot dans un de mes derniers articles, je teste présentement des alternatives pour le soin de mes cheveux. Bon, techniquement je n’utilise plus de « shampoing » depuis un an ou deux, puisque je me lave les cheveux avec une barre de savon. Mais à la fin de l’année dernière, j’ai décidé de sauter de l’autre côté de la clôture et de tester… le NO POO. *cris d’épouvantes*

Mais avant de vous mettre à jour sur mes expériences, vaut mieux commencer par le commencement. Qu’est-ce que le « no poo »?

C’est assez simple en fait, « no poo » veut dire « no shampoo », donc bref, se laver les cheveux sans shampoing. Et moins souvent. Le moins souvent possible. Mais se brosser les cheveux régulièrement avec une bonne brosse à cheveux. « Comme dans le temps. »

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Selon les principes du « no poo », les shampoings commerciaux serviraient à enlever la protection naturelle du cheveu, le sébum, pour la remplacer « chimiquement », provoquant une surproduction du dit sébum et entraînant une consommation quotidienne de shampoing. Ceci dit, je n’ai aucune source scientifique pour confirmer ceci, mais je sais que la plupart des spécialistes du cheveu s’entendent pour dire qu’un shampoing quotidien, c’est trop.

Le « no poo » se subdivise en plusieurs « clans » :

  • Le low poo : utilisation de shampoing « naturel » sans sulfate, silicone ou parabens.
  • Le OH poo : utilisation de savon (barre de shampoing , savon de castille, etc.).
  • Le no poo : utilisation de divers produits autres que du shampoing ou du savon (bicarbonate de soude, noix de lavage, farines diverses, oeufs, argile, etc.).
  • Le conditionner only : utilisation de revitalisant seulement. Très populaire auprès des personnes aux cheveux bouclés.
  • Le acid only : utilisation d’un produit acide (vinaigre, café, thé, jus de citron, etc.), dilué au besoin, pour revitaliser les cheveux.
  • Le water only : utilisation de l’eau uniquement, avec une bonne technique de massage du cuir chevelu sous la douche.
  • Le sebum only : utilisation de la brosse uniquement (avec massage du cuir chevelu), pour répartir le sébum. Aucun lavage de cheveux (ou 1 ou 2 par année).

Peu importe le clan, l’essentiel du « no poo » c’est de se brosser régulièrement (un bémol ici pour les cheveux frisés), espacer ses lavages et écouter son cheveu. Oui, oui. S’il n’est pas heureux, essayez de comprendre pourquoi et changez de technique.

Si l’aventure vous intéresse, je vous conseille ce groupe Facebook : No Poo (no shampoo) & Low Poo Hair Care Group Forum. Vous trouverez dans les fichiers une tonne d’information, j’y ai par ailleurs appris que les barres de shampoing doivent idéalement être utilisées avec un acide pour rééquilibrer le ph (oups).

Si vous êtes tout simplement curieux, je vous parlerai de mon expérience dans un prochain billet.

L’épicerie, la suite

En août 2015, je vous faisais un petit résumé sur ma façon de faire mes achats. Je me suis dit qu’une petite mise à jour ne ferait probablement pas de tort.

J’ai découvert Nousrire en début d’année, et depuis mes épiceries se sont beaucoup simplifiées. Les commandes se font tous les 2 mois (environ), il faut donc prévoir et « stocker » un peu, mais les prix sont bons et tout est bio. Beaucoup de produits locaux aussi. On se présente avec nos contenants sur place, la journée de ramassage, et hop, on est bon pour 2 mois. Ils sont présentement en période de commande, je vous invite à visiter le site web pour avoir une idée des produits, des prix et des endroits pour le ramassage.

Je crois bien avoir eu mon dernier été avec mon fermier de famille. Le point de chute est plutôt loin de mon nouvel appartement et, malgré un panier aux 2 semaines, on a encore eu beaucoup trop de pertes. Avec le jardin, qu’on veut refaire l’été prochain, je ne crois pas que ça ira en s’améliorant. En contrepartie, j’aime bien la liberté de pouvoir composer (ou sauter) mon panier Lufa. J’aime aussi encourager l’idée des fermes sur les toits en milieu urbain. Cette solution n’est cependant pas parfaite, puisqu’encore beaucoup de produits viennent emballés.

Je suis toujours une fidèle cliente de La Mistinguette, la Branche d’Olivier et de la Fromagerie Copette (quoique plus souvent pour le pain et les viennoiseries que pour le fromage).

Les produits que j’achète encore emballés sont : quelques fruits et légumes de Lufa (difficile de prévoir ce qui sera emballé, malheureusement), la litière, la bouffe à chat, le tofu, le maïs en canne, les edamames congelés, lait de soya pour dépanner (lorsque je n’ai pas eu le temps de faire mon lait d’amande), les saucisses ou galettes vegés à l’occasion et les cochonneries (chips, crème glacée, jus, bières, vin, etc.), que je limite le plus possible.

Déménagement

Malgré toute notre bonne volonté, notre déménagement a été loin d’être zéro déchet.  Mais j’ai tout de même récolté quelques conseils pour vous. En espérant que le prochain soit mieux, mais surtout, dans très très longtemps.

Avant :

  1. Commencez tôt à faire le tri :
    Par exemple, j’ai fait un premier tri de ma cuisine 2 mois avant le déménagement pour déterminer tout ce qui ne me servait plus. Par expérience, je savais que si j’attendais à la dernière minute, je risquais de tout emballer et trier après le déménagement (donc plus de boîtes à déménager).
  2. Vendez ou donnez ce qui ne vous est plus utile :
    Renaissance est devenu mon meilleur ami.
  3. Commencez tôt à récolter des boîtes, pour éviter de devoir en acheter le jour venu. Et si elles sont encore belles après le déménagement, on peut aussi tenter de les donner au suivant.
  4. Utilisez des serviettes, des draps et des vêtements pour emballer la vaisselle! Zéro déchet et beaucoup moins salissant que les journaux.
  5. Prévoyez un voyage à l’écocentre quelques jours avant le déménagement :
    Conseil que je n’ai malheureusement pas suivi.

 

Pendant :

  1. Payez vos amis en pizza est toujours gagnant et les boîtes peuvent aller à la récupération/compost. Ou payez-vous des déménageurs à vélo!
  2. Respirez et laissez-vous le droit à l’erreur :
    Personne n’aime déménager. Si votre petite voix vous dit d’acheter un nettoyant ultra chimique pour enlever la trace des précédents locataires, vous avez le droit de l’écouter. Ce n’est peut-être pas une bonne idée de mettre un chandail neuf pour utiliser un produit contenant du javel cependant.
  3. Mangez au restaurant :
    Un vrai restaurant. Assis. Beaucoup moins de déchets que le « take-out » ou la livraison, et ça fait vraiment du bien de changer d’air. En plus, vous apprenez à connaître votre nouveau voisinage. Ça, c’est quand vous ne déménagez pas à 450 mètres de votre ancien appartement.

 

Après : 

  1. Résistez :
    La tentation de la visite au Ikea est grande, mais laissez-vous le temps de vous installer. Regarder si vous n’avez pas déjà quelque chose qui peut faire la « job » avant d’acheter du neuf. Faites des listes de ce que vous croyez avoir besoin et faites le tri après une semaine ou deux.

La vie et la mort de « Bob »

Le printemps dernier, j’ai eu la brillante idée de faire mon propre pain au levain. Quoi de plus gratifiant que de faire son propre pain.

Munis de recettes internet, j’ai commencé la création de mon propre levain. Après l’avoir nourri quelques jours, j’ai tenté mon premier pain. Un flop. Et puis un autre. Après quelques flops, j’ai mis mon levain au compost en me promettant de retenter l’expérience lorsque j’aurais plus de temps.

Vers la fin de l’été, après la lecture de plusieurs ressources web et publiées, je me sentais enfin prête à répéter l’expérience. J’ai créé Bob le levain, un levain plutôt actif dont je suis fière. Et j’ai tenté plusieurs recettes de pain. Avec plusieurs résultats mitigés. Le goût était là, mais le pain ne levait jamais assez. Mais je suis entêtée, je voulais réussir. Je voulais trouver le juste milieu entre le bon pain, mais qui ne prenait pas 2 jours de préparation et 2 heures de pétrissage.

Sauf que j’ai dû me rendre à l’évidence que l’énergie que j’y mettais était beaucoup trop grande pour le résultat. Sans compter les restants de levain que je n’avais pas le temps de cuisiner, et qui finissaient au compost.

Alors depuis, Bob dort au frigo, en attendant que je me décide à l’envoyer rejoindre son prédécesseur au compost. J’ai la chance d’avoir plusieurs boulangeries à quelques pas de chez moi, où je peux acheter du pain frais dans mes propres sacs. Il faut parfois savoir mettre quelques projets de côté pour se concentrer sur l’essentiel.

 

Mais si l’aventure vous intéresse, vous pouvez commencer ici pour le levain et ici pour le pain (en anglais) ou ici pour le levain et ici pour le pain (en français).

Achat local

Avec la volonté de faire des achats écoresponsables vient de nouvelles questions. Pour ma part, mon questionnement le plus fréquent est sans emballage, bio ou local?

Il y a plusieurs raisons de vouloir acheter local. La distance parcourue par les aliments en est une importante. Une autre bonne raison, c’est d’encourager notre économie. Les États-Unis sont très forts sur le « American made » mais ici au Québec (Canada)… meh.

On s’entend qu’une banane ne sera jamais locale, alors, à moins d’éviter d’en manger, elle aura parcouru toujours une grande distance avant d’atterrir dans notre assiette. Il est cependant possible d’opter le bio, qui permet de s’assurer que les travailleurs et l’environnement n’ont pas été exposés à des pesticides par notre consommation.

Manger selon les saisons est un concept que j’ai découvert « sur le tard ». Nos parents le faisaient instinctivement parce que certains produits frais étaient hors de prix en hiver, mais aujourd’hui tout, ou presque, est accessible à l’année. Avec mon fermier de famille, mes paniers suivent les récoltes et je dois m’adapter à l’abondance d’aliments à certains moments de l’année. Cette année je vais essayer le cannage maison pour remplacer les conserves que j’achète régulièrement à l’épicerie (tomate, maïs, etc.) afin de poursuivre mon utilisation d’aliments locaux hors saison.

L’achat local ne se limite pas aux aliments frais. Puisque je tente de limiter mes achats impulsifs, ça me donne plus de temps pour rechercher des produits de remplacement fait ici. Mes produits de pharmacie (sauf les médicaments) sont presque tous locaux et j’essaie de favoriser les designers québécois, lorsque le budget est là.

L’endroit où on achète le produit a aussi son importance. J’ai la chance d’habiter un quartier vivant et puisque je veux qu’il le reste, j’encourage les petites boutiques près de chez moi. Ça aussi c’est de l’achat local, même si les produits ne le sont pas toujours.

Même le local à ses limites et ses contradictions. Le prix est une limite importante, même si je crois qu’il est préférable d’acheter moins et mieux, des fois, l’option locale est juste hors de prix. De plus, local ne veut pas nécessairement dire meilleure qualité. Parfois, nous croyons faire un bon coup, pour finalement réaliser que notre manteau est finalement produit à l’autre bout du monde. Et puis il existe aussi des entreprises d’ailleurs qui font leurs produits ici, avec des aliments et des employés québécois.

Bio-bobo

Beaucoup trouvent le bio trop cher, certains pensent qu’il s’agit d’une gamique pour faire plus d’argent, alors que d’autres croient que le bio n’en fait pas assez. Des spécialistes mettent également en doute la capacité de la planète à nourrir tout le monde avec une agriculture uniquement bio. Comme dans toute chose, l’idéal se trouve probablement quelque part entre l’agriculture conventionnelle et l’agriculture bio. Pour l’instant, la culture bio certifiée est un bon moyen pour s’assurer un respect minimum de l’environnement lorsqu’on ignore la provenance de l’aliment. En attendant d’avoir de l’étiquetage adéquat, c’est aussi un bon moyen de s’assurer de ne pas consommer des organismes génétiquement modifiés.

Les méchants OGM. Il faut d’abord savoir qu’au Québec, à part une variété de papaye et de maïs sucré, très peu de fruits et légumes OGM se retrouvent sur les tablettes1. On les retrouve principalement dans les aliments transformés et dans l’alimentation animale. Et comme la majeure partie de notre production d’OGM est le maïs, le soja et le canola, beaucoup d’aliments transformés risquent d’en contenir. Il ne faut pas paniquer pour autant, ça ne veut pas dire qu’ils en contiennent et rien jusqu’à présent ne prouve que les OGM sont néfastes pour l’humain. Si ça se trouve, ça nous rend plus forts. Ou bien ça nous donne le cancer, allez savoir. Ces changements génétiques permettent aux plantes de résister à certains insectes, certaines maladies et aux herbicides qui servent à éliminer le reste. Être sans danger, ce serait merveilleux. Malheureusement, ce n’est pas si simple. En plus des problèmes reliés à l’utilisation d’herbicide, dans un monde de super-aliments, on pourrait rapidement voir disparaître des espèces non-OGM, et comme certaines mauvaises herbes autour des champs commencent à démontrer une résistance aux herbicides, ce ne serait peut-être pas que les bons aliments qui resteraient.

Le bio n’est cependant pas la (seule) solution. Il laisse sous-entendre que le non-bio est irrespectueux de l’environnement ce qui est loin d’être le cas. Certains producteurs non-bio en font autant, sinon plus que les producteurs bio. On peut prendre exemple ici sur les fermes Lufa qui n’ont pas de certification bio. Dans un monde idéal, nous achèterions directement du producteur et pourrions nous-mêmes constater si ses méthodes d’agricultures nous conviennent ou pas et ainsi la certification ne serait plus nécessaire.

Le bio n’est pas non plus pour tout le monde. Lorsque le budget est serré, il est TOUJOURS préférable de manger plus de légumes non-bio que peu de légumes  bios. Si c’est votre cas, je vous invite à visiter l’organisme Bonne boîte, bonne bouffe, disponible à Montréal, Laval, dans les Laurentides et Lanaudière.

1Sauver la planète une bouchée à la fois, chapitre Manger bio.

À table!

Enfin un sujet intéressant. Manger. Une de mes plus grandes passions!

J’ai longtemps hésité à parler de cuisine sur un blogue. J’aime manger, j’aime faire à manger, mais je suis loin d’être une pro. À force d’essayer des recettes pour 2 enfants difficiles et un conjoint qui hésite toujours un peu devant de nouveaux aliments, et à force de me faire demander des recettes, je commence à me dire que mon expérience peut probablement servir à quelqu’un.

Cuisiner végé a beaucoup d’avantage. Inutile de prévoir la veille de dégeler la viande, on peut faire des tests sans craindre de ne pas assez cuire le poulet et il est beaucoup plus facile de deviner si un légume est encore bon qu’un oeuf.

Comme je l’ai dit précédemment, un de mes buts ici est de vous montrer qu’il est possible de faire de bons repas, pas trop compliqués et sans viande, à intégrer au menu un soir semaine, ou même plus si ça vous tente!

J’ai aussi l’intention d’intégrer à mes recettes les déchets générés, question de démontrer qu’il est aussi possible de bien manger sans trop de déchets.

D’ici là, je vous laisse avec quelques livres de cuisine qui m’inspirent ces temps-ci. Je vais compléter cette liste à la suite de mes lectures.