Défi végane 21 jours, la suite

Bon, après avoir misérablement omis la mise à jour hebdomadaire promise, voici finalement un petit résumé du défi.

Est-ce que je l’ai réussi? Malgré quelques ratés (voir plus bas), j’ai réussi le défi que je m’étais donné, c’est-à-dire, me démontrer que, finalement, le dernier petit pas qu’il me restait à faire n’était pas si grand.

Est-ce que je me considère végane maintenant? Non. J’ai toujours autant de difficulté avec « l’étiquette » qui implique une certaine perfection. Pour moi, le véganisme, comme le zéro déchet, reste un idéal, un peu impossible à atteindre. Mais pas question que ça m’empêche d’essayer. Depuis la fin du défi, mes écarts ont servi à vider des trucs non végane de mon garde mangé et à manger autre chose qu’une salade verte au restaurant.

J’ai commencé mon défi en photographiant tous mes repas, pour ensuite me tanner parce que c’est long et un peu redondant 21 jours de nourriture. Voici tout de même quelques photos de mon défi, commençant par mes « fails » :

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Si ça vous intéresse, j’explique dans mes stories le résultat de mon défi. Sinon, voici ici mes #fails du #defivegane21jours : 1. Savon au lait de chèvre, acheté en vacances cet été sur le lieu de production, j’ai même vu les chèvres sur place 😍. Mais avec tous les choix de savon sans produit animal, je vais probablement éviter d’en acheter à l’avenir. 2. Je teste présentement le New Wash (avec de la kératine provenant de la laine de mouton), sans grand succès honnêtement. Non seulement je ne prévois pas en acheter de nouveau, mais je vais peut-être même donner le fond de ma bouteille. 3. Mon mascara contient de la cire d’abeille. Comme je ne l’utilise que très peu, je vais peut-être essayer des recettes maison lorsqu’il sera terminé. 4. J’ai mangé végétarien lors de brunch de famille où il n’avait de végétalien que les crudités. 5. Mes bottes (laine, cuir) et mon manteau (plumes). Je n’ai pas l’intention de les remplacer avant leur fin de vie, et je laisse Sonia du futur décider par quoi les remplacer rendu là. 6. J’ai mangé une collation avec du miel (en pleine connaissance de cause), offerte par une collègue. 7. Ma brosse en poil de sanglier. Encore là, je vais l’utiliser jusqu’à sa fin de vie. 8. Mon dernier #fail en est un de #zérodéchet. En temps normal, j’aurais pris un croissant dans mon sac, au café étudiant. Ne pouvant choisir cette option, j’ai dû choisir des items emballés.

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#defivegane21jours – jour 7 (dimanche 14 janvier) Note : Pas ma meilleure journée, j’ai fait face à 2 situations problématiques en une seule journée. Déjeuner : Croûte de pain avec du Earth Balance, une pommes, quelques amandes et un café. Dîner : Mon dernier dîner des fêtes. Il n’y avait principalement que des crudités de vegan. Je n’étais malheureusement pas assez préparée, j’ai donc mangé végé pour cette fois-ci. Je n’ai pas pris de dessert, mais j’ai fini le gâteau de mon fils au lieu de le mettre à la poubelle. Souper : Burger végé du @lgrosluxe Sud-Ouest, sans mayo. J’ai pensé seulement après coup qu’il y avait peut-être des produits animaliers dans la galette et le pain. Ça sera à valider pour une prochaine fois. Snack : tostitos et salsa, quelques bretzels.

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#defivegane21jours – jour 20 (mercredi 17 janvier) Je commence à manquer d'assiduité sur ma prise de photos. Il est possible que je ne publie que mes repas les plus significatifs à partir de maintenant. Déjeuner : Lorsque je manque de temps le matin, je sacrifie habituellement la préparation de mon déjeuner. Le choix de déjeuners véganes est assez limité au bureau, alors j'ai fait un détour au @copperbranch pour me faire servir une gaufre au bleuets dans mon plat. Dîner : Appel de l'école, ma puce ne se sent pas bien, mon lunch est au bureau alors je finis les restants du souper de lundi. Souper : Je commence à être enrhumée moi aussi, aucune énergie pour préparer le souper, mais, au miracle, @copperbranchwestmount est maintenant disponible pour la livraison dans mon coin. Donc sandwich au tofu fumé et légumes grillés pour souper. Snack : Pamplemousse, amandes, pain avec du sirop d’érable.

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Je fais le défi végane 21 jours

Ok, je sais ce que vous vous dites, un défi végane, pour une fille comme moi qui n’aime pas les étiquettes, ce n’est pas un peu un non-sens? Oui, mais non. J’ai réalisé dernièrement, que bien que je croyais mon alimentation principalement végétalienne, je m’accordais encore beaucoup de latitude, pas par envie de manger des produits animaliers, mais pour ne pas me compliquer la vie. Bref, je me suis dit que me forcer pendant 21 jours me permettrait de trouver des solutions créatives aux take-out, sorties au resto et autres.

Si vous voulez suivre mon « périple » c’est dans mes stories Instagram que ça se passe. Sinon je prévois faire un petit récapitulatif ici chaque semaine.

L’épicerie, la suite

En août 2015, je vous faisais un petit résumé sur ma façon de faire mes achats. Je me suis dit qu’une petite mise à jour ne ferait probablement pas de tort.

J’ai découvert Nousrire en début d’année, et depuis mes épiceries se sont beaucoup simplifiées. Les commandes se font tous les 2 mois (environ), il faut donc prévoir et « stocker » un peu, mais les prix sont bons et tout est bio. Beaucoup de produits locaux aussi. On se présente avec nos contenants sur place, la journée de ramassage, et hop, on est bon pour 2 mois. Ils sont présentement en période de commande, je vous invite à visiter le site web pour avoir une idée des produits, des prix et des endroits pour le ramassage.

Je crois bien avoir eu mon dernier été avec mon fermier de famille. Le point de chute est plutôt loin de mon nouvel appartement et, malgré un panier aux 2 semaines, on a encore eu beaucoup trop de pertes. Avec le jardin, qu’on veut refaire l’été prochain, je ne crois pas que ça ira en s’améliorant. En contrepartie, j’aime bien la liberté de pouvoir composer (ou sauter) mon panier Lufa. J’aime aussi encourager l’idée des fermes sur les toits en milieu urbain. Cette solution n’est cependant pas parfaite, puisqu’encore beaucoup de produits viennent emballés.

Je suis toujours une fidèle cliente de La Mistinguette, la Branche d’Olivier et de la Fromagerie Copette (quoique plus souvent pour le pain et les viennoiseries que pour le fromage).

Les produits que j’achète encore emballés sont : quelques fruits et légumes de Lufa (difficile de prévoir ce qui sera emballé, malheureusement), la litière, la bouffe à chat, le tofu, le maïs en canne, les edamames congelés, lait de soya pour dépanner (lorsque je n’ai pas eu le temps de faire mon lait d’amande), les saucisses ou galettes vegés à l’occasion et les cochonneries (chips, crème glacée, jus, bières, vin, etc.), que je limite le plus possible.

La vie et la mort de « Bob »

Le printemps dernier, j’ai eu la brillante idée de faire mon propre pain au levain. Quoi de plus gratifiant que de faire son propre pain.

Munis de recettes internet, j’ai commencé la création de mon propre levain. Après l’avoir nourri quelques jours, j’ai tenté mon premier pain. Un flop. Et puis un autre. Après quelques flops, j’ai mis mon levain au compost en me promettant de retenter l’expérience lorsque j’aurais plus de temps.

Vers la fin de l’été, après la lecture de plusieurs ressources web et publiées, je me sentais enfin prête à répéter l’expérience. J’ai créé Bob le levain, un levain plutôt actif dont je suis fière. Et j’ai tenté plusieurs recettes de pain. Avec plusieurs résultats mitigés. Le goût était là, mais le pain ne levait jamais assez. Mais je suis entêtée, je voulais réussir. Je voulais trouver le juste milieu entre le bon pain, mais qui ne prenait pas 2 jours de préparation et 2 heures de pétrissage.

Sauf que j’ai dû me rendre à l’évidence que l’énergie que j’y mettais était beaucoup trop grande pour le résultat. Sans compter les restants de levain que je n’avais pas le temps de cuisiner, et qui finissaient au compost.

Alors depuis, Bob dort au frigo, en attendant que je me décide à l’envoyer rejoindre son prédécesseur au compost. J’ai la chance d’avoir plusieurs boulangeries à quelques pas de chez moi, où je peux acheter du pain frais dans mes propres sacs. Il faut parfois savoir mettre quelques projets de côté pour se concentrer sur l’essentiel.

 

Mais si l’aventure vous intéresse, vous pouvez commencer ici pour le levain et ici pour le pain (en anglais) ou ici pour le levain et ici pour le pain (en français).

Gruau aux bananes et au rhum

Parfois, après des journées caniculaires, on se retrouve avec des matinées un peu plus fraîches et des envies d’un déjeuner plus gourmand.

Oubliez le gruau en sachet, cette recette de Oh She Glows* va vous réconcilier avec ce déjeuner de votre enfance!

C’est aussi une bonne façon de passer des bananes trop mûres, ce qui tombe bien puisque j’en ai acheté quelques unes en spécial cette semaine.

Ce qu’il vous faut :

  • 3/4 de tasse de gruau
  • 1/4 de tasse de farine (j’ai pris sarrasin, car c’est tout ce qui me restait)
  • 1 c. à thé de cannelle
  • 1/2 c. à thé de poudre à pâte
  • 1/2 tasse de de noix de Grenoble (ou autres noix)
  • 1 tasse et 1/4 de lait d’amande (ou autre lait au choix)
  • 3 bananes mûres tranchées
  • 1 c. à table d’huile de coco (ou autre huile au choix)
  • 1 c. à table de sirop d’érable
  • 1 ou 2 c. à table de rhum
  • 1 c. à thé de vanille

Préchauffer le four à 350°F.
Dans un bol, mélanger les 6 premiers ingrédients. Mettre de côté.
Faire fondre l’huile de coco avec le sirop d’érable et le rhum. Bien mélanger. Ajouter ensuite les bananes tranchées et cuire dans la poêle pendant 5 minutes. Retirer du feu et ajouter la vanille.
Mélanger les bananes avec les ingrédients mis de côté et mettre le tout dans un plat graissé allant au four (ou mélanger directement dans la poêle si elle va au four). Mettre au four pendant 45 minutes.
Déguster chaud ou froid.

*Cette recette est pratiquement identique à l’originale, mais puisque j’ai quelques lecteurs qui ne sont pas à l’aise avec l’anglais, je me permets de la traduire ici.

image

La plupart des ingrédients de cette recette ont été achetés en vrac et j’ai fait mon propre lait d’amande. 
Récupération : La bouteille de rhum (en vitre), la bouteille de vanille et le pot d’huile de coco (en plastique, format Costco) ainsi que la canne de sirop d’érable iront éventuellement à la récupération.
Compost : Les pelures de bananes.
Déchet : Rien.

Bio-bobo

Beaucoup trouvent le bio trop cher, certains pensent qu’il s’agit d’une gamique pour faire plus d’argent, alors que d’autres croient que le bio n’en fait pas assez. Des spécialistes mettent également en doute la capacité de la planète à nourrir tout le monde avec une agriculture uniquement bio. Comme dans toute chose, l’idéal se trouve probablement quelque part entre l’agriculture conventionnelle et l’agriculture bio. Pour l’instant, la culture bio certifiée est un bon moyen pour s’assurer un respect minimum de l’environnement lorsqu’on ignore la provenance de l’aliment. En attendant d’avoir de l’étiquetage adéquat, c’est aussi un bon moyen de s’assurer de ne pas consommer des organismes génétiquement modifiés.

Les méchants OGM. Il faut d’abord savoir qu’au Québec, à part une variété de papaye et de maïs sucré, très peu de fruits et légumes OGM se retrouvent sur les tablettes1. On les retrouve principalement dans les aliments transformés et dans l’alimentation animale. Et comme la majeure partie de notre production d’OGM est le maïs, le soja et le canola, beaucoup d’aliments transformés risquent d’en contenir. Il ne faut pas paniquer pour autant, ça ne veut pas dire qu’ils en contiennent et rien jusqu’à présent ne prouve que les OGM sont néfastes pour l’humain. Si ça se trouve, ça nous rend plus forts. Ou bien ça nous donne le cancer, allez savoir. Ces changements génétiques permettent aux plantes de résister à certains insectes, certaines maladies et aux herbicides qui servent à éliminer le reste. Être sans danger, ce serait merveilleux. Malheureusement, ce n’est pas si simple. En plus des problèmes reliés à l’utilisation d’herbicide, dans un monde de super-aliments, on pourrait rapidement voir disparaître des espèces non-OGM, et comme certaines mauvaises herbes autour des champs commencent à démontrer une résistance aux herbicides, ce ne serait peut-être pas que les bons aliments qui resteraient.

Le bio n’est cependant pas la (seule) solution. Il laisse sous-entendre que le non-bio est irrespectueux de l’environnement ce qui est loin d’être le cas. Certains producteurs non-bio en font autant, sinon plus que les producteurs bio. On peut prendre exemple ici sur les fermes Lufa qui n’ont pas de certification bio. Dans un monde idéal, nous achèterions directement du producteur et pourrions nous-mêmes constater si ses méthodes d’agricultures nous conviennent ou pas et ainsi la certification ne serait plus nécessaire.

Le bio n’est pas non plus pour tout le monde. Lorsque le budget est serré, il est TOUJOURS préférable de manger plus de légumes non-bio que peu de légumes  bios. Si c’est votre cas, je vous invite à visiter l’organisme Bonne boîte, bonne bouffe, disponible à Montréal, Laval, dans les Laurentides et Lanaudière.

1Sauver la planète une bouchée à la fois, chapitre Manger bio.