L’épicerie, la suite

En août 2015, je vous faisais un petit résumé sur ma façon de faire mes achats. Je me suis dit qu’une petite mise à jour ne ferait probablement pas de tort.

J’ai découvert Nousrire en début d’année, et depuis mes épiceries se sont beaucoup simplifiées. Les commandes se font tous les 2 mois (environ), il faut donc prévoir et « stocker » un peu, mais les prix sont bons et tout est bio. Beaucoup de produits locaux aussi. On se présente avec nos contenants sur place, la journée de ramassage, et hop, on est bon pour 2 mois. Ils sont présentement en période de commande, je vous invite à visiter le site web pour avoir une idée des produits, des prix et des endroits pour le ramassage.

Je crois bien avoir eu mon dernier été avec mon fermier de famille. Le point de chute est plutôt loin de mon nouvel appartement et, malgré un panier aux 2 semaines, on a encore eu beaucoup trop de pertes. Avec le jardin, qu’on veut refaire l’été prochain, je ne crois pas que ça ira en s’améliorant. En contrepartie, j’aime bien la liberté de pouvoir composer (ou sauter) mon panier Lufa. J’aime aussi encourager l’idée des fermes sur les toits en milieu urbain. Cette solution n’est cependant pas parfaite, puisqu’encore beaucoup de produits viennent emballés.

Je suis toujours une fidèle cliente de La Mistinguette, la Branche d’Olivier et de la Fromagerie Copette (quoique plus souvent pour le pain et les viennoiseries que pour le fromage).

Les produits que j’achète encore emballés sont : quelques fruits et légumes de Lufa (difficile de prévoir ce qui sera emballé, malheureusement), la litière, la bouffe à chat, le tofu, le maïs en canne, les edamames congelés, lait de soya pour dépanner (lorsque je n’ai pas eu le temps de faire mon lait d’amande), les saucisses ou galettes vegés à l’occasion et les cochonneries (chips, crème glacée, jus, bières, vin, etc.), que je limite le plus possible.

Par quoi commencer le zéro déchet?

On commence souvent par l’alimentaire. Simplement parce que c’est là qu’on « jette » le plus. Et aussi parce que les bénéfices vont souvent au-delà de la réduction des déchets.

Certains vont s’adapter plus facilement à l’achat en vrac, mais pour d’autres, ça implique un changement radical des habitudes alimentaires.

Et comme je le dis souvent, vaux mieux des petits changements qui restent que des gros qu’on abandonne par manque de temps.

Si votre menu ressemble des sandwichs de viandes froides pour dîner et de la pizza congelée pour souper, le vrac n’est peut-être pas la première étape pour vous.

Alors, voici mes trucs pour commencer à commencer le zéro déchet 😉

 

Augmenter la portion de légumes dans vos repas.

C’est l’automne, le prix des légumes est raisonnable, le chemin parcouru par ceux-ci est minime et ils sont souvent offerts en vrac dans les grandes surfaces. Remplissez la moitié de votre assiette de salade ou de légumes vapeur avant de vous servir du reste. Vous n’être pas fan de légumes? Essayez-les cuits au four! Cuisinez des « légumes au riz » au lieu de l’inverse et pourquoi ne pas changer votre spaghetti pour des zoodles?

 

Diminuez la portion de viande de vos repas.

Certains endroits acceptent de mettre la viande dans nos contenants, mais c’est souvent plus difficile dans les grandes chaînes. En plus, comme population, nous mangeons nettement trop de viande. Trop pour notre santé et trop pour l’environnement. Sans devenir végétarien, diminuer les portions à ce qu’on devrait réellement manger est déjà un plus. Et puis pourquoi ne pas remplacer un repas par des légumineuses, tester des recettes de tofu…

 

Apprenez à cuisiner vos mets préférés.

Vous aimez le Kraft Dinner? La sauce à spaghetti du commerce? Les pizzas congelées? Apprenez à reproduire ce que vous aimez. Non seulement vous allez éviter les boîtes inutiles, mais vous allez pouvoir contrôler ce qui se trouve dedans. Faites-vous un week-end popote entre amis et remplissez votre congélateur pour les soirées plus pressées.

 

Oui, tout ça prend plus de temps que de mettre une pizza congelée au four. Mais l’automne est le meilleur moment pour retrouver (ou découvrir) le goût de cuisiner. Amusez-vous!

La vie et la mort de « Bob »

Le printemps dernier, j’ai eu la brillante idée de faire mon propre pain au levain. Quoi de plus gratifiant que de faire son propre pain.

Munis de recettes internet, j’ai commencé la création de mon propre levain. Après l’avoir nourri quelques jours, j’ai tenté mon premier pain. Un flop. Et puis un autre. Après quelques flops, j’ai mis mon levain au compost en me promettant de retenter l’expérience lorsque j’aurais plus de temps.

Vers la fin de l’été, après la lecture de plusieurs ressources web et publiées, je me sentais enfin prête à répéter l’expérience. J’ai créé Bob le levain, un levain plutôt actif dont je suis fière. Et j’ai tenté plusieurs recettes de pain. Avec plusieurs résultats mitigés. Le goût était là, mais le pain ne levait jamais assez. Mais je suis entêtée, je voulais réussir. Je voulais trouver le juste milieu entre le bon pain, mais qui ne prenait pas 2 jours de préparation et 2 heures de pétrissage.

Sauf que j’ai dû me rendre à l’évidence que l’énergie que j’y mettais était beaucoup trop grande pour le résultat. Sans compter les restants de levain que je n’avais pas le temps de cuisiner, et qui finissaient au compost.

Alors depuis, Bob dort au frigo, en attendant que je me décide à l’envoyer rejoindre son prédécesseur au compost. J’ai la chance d’avoir plusieurs boulangeries à quelques pas de chez moi, où je peux acheter du pain frais dans mes propres sacs. Il faut parfois savoir mettre quelques projets de côté pour se concentrer sur l’essentiel.

 

Mais si l’aventure vous intéresse, vous pouvez commencer ici pour le levain et ici pour le pain (en anglais) ou ici pour le levain et ici pour le pain (en français).

Semaine québécoise de réduction des déchets

En cette semaine québécoise de réduction des déchets, je vous mets au défi de participer à l’évènement de la SQRD et d’apporter un lunch zéro déchet au travail ou à l’école

Voici quelques exemples pour vous inspirer :

Gruau aux bananes et au rhum

Parfois, après des journées caniculaires, on se retrouve avec des matinées un peu plus fraîches et des envies d’un déjeuner plus gourmand.

Oubliez le gruau en sachet, cette recette de Oh She Glows* va vous réconcilier avec ce déjeuner de votre enfance!

C’est aussi une bonne façon de passer des bananes trop mûres, ce qui tombe bien puisque j’en ai acheté quelques unes en spécial cette semaine.

Ce qu’il vous faut :

  • 3/4 de tasse de gruau
  • 1/4 de tasse de farine (j’ai pris sarrasin, car c’est tout ce qui me restait)
  • 1 c. à thé de cannelle
  • 1/2 c. à thé de poudre à pâte
  • 1/2 tasse de de noix de Grenoble (ou autres noix)
  • 1 tasse et 1/4 de lait d’amande (ou autre lait au choix)
  • 3 bananes mûres tranchées
  • 1 c. à table d’huile de coco (ou autre huile au choix)
  • 1 c. à table de sirop d’érable
  • 1 ou 2 c. à table de rhum
  • 1 c. à thé de vanille

Préchauffer le four à 350°F.
Dans un bol, mélanger les 6 premiers ingrédients. Mettre de côté.
Faire fondre l’huile de coco avec le sirop d’érable et le rhum. Bien mélanger. Ajouter ensuite les bananes tranchées et cuire dans la poêle pendant 5 minutes. Retirer du feu et ajouter la vanille.
Mélanger les bananes avec les ingrédients mis de côté et mettre le tout dans un plat graissé allant au four (ou mélanger directement dans la poêle si elle va au four). Mettre au four pendant 45 minutes.
Déguster chaud ou froid.

*Cette recette est pratiquement identique à l’originale, mais puisque j’ai quelques lecteurs qui ne sont pas à l’aise avec l’anglais, je me permets de la traduire ici.

image

La plupart des ingrédients de cette recette ont été achetés en vrac et j’ai fait mon propre lait d’amande. 
Récupération : La bouteille de rhum (en vitre), la bouteille de vanille et le pot d’huile de coco (en plastique, format Costco) ainsi que la canne de sirop d’érable iront éventuellement à la récupération.
Compost : Les pelures de bananes.
Déchet : Rien.

Bio-bobo

Beaucoup trouvent le bio trop cher, certains pensent qu’il s’agit d’une gamique pour faire plus d’argent, alors que d’autres croient que le bio n’en fait pas assez. Des spécialistes mettent également en doute la capacité de la planète à nourrir tout le monde avec une agriculture uniquement bio. Comme dans toute chose, l’idéal se trouve probablement quelque part entre l’agriculture conventionnelle et l’agriculture bio. Pour l’instant, la culture bio certifiée est un bon moyen pour s’assurer un respect minimum de l’environnement lorsqu’on ignore la provenance de l’aliment. En attendant d’avoir de l’étiquetage adéquat, c’est aussi un bon moyen de s’assurer de ne pas consommer des organismes génétiquement modifiés.

Les méchants OGM. Il faut d’abord savoir qu’au Québec, à part une variété de papaye et de maïs sucré, très peu de fruits et légumes OGM se retrouvent sur les tablettes1. On les retrouve principalement dans les aliments transformés et dans l’alimentation animale. Et comme la majeure partie de notre production d’OGM est le maïs, le soja et le canola, beaucoup d’aliments transformés risquent d’en contenir. Il ne faut pas paniquer pour autant, ça ne veut pas dire qu’ils en contiennent et rien jusqu’à présent ne prouve que les OGM sont néfastes pour l’humain. Si ça se trouve, ça nous rend plus forts. Ou bien ça nous donne le cancer, allez savoir. Ces changements génétiques permettent aux plantes de résister à certains insectes, certaines maladies et aux herbicides qui servent à éliminer le reste. Être sans danger, ce serait merveilleux. Malheureusement, ce n’est pas si simple. En plus des problèmes reliés à l’utilisation d’herbicide, dans un monde de super-aliments, on pourrait rapidement voir disparaître des espèces non-OGM, et comme certaines mauvaises herbes autour des champs commencent à démontrer une résistance aux herbicides, ce ne serait peut-être pas que les bons aliments qui resteraient.

Le bio n’est cependant pas la (seule) solution. Il laisse sous-entendre que le non-bio est irrespectueux de l’environnement ce qui est loin d’être le cas. Certains producteurs non-bio en font autant, sinon plus que les producteurs bio. On peut prendre exemple ici sur les fermes Lufa qui n’ont pas de certification bio. Dans un monde idéal, nous achèterions directement du producteur et pourrions nous-mêmes constater si ses méthodes d’agricultures nous conviennent ou pas et ainsi la certification ne serait plus nécessaire.

Le bio n’est pas non plus pour tout le monde. Lorsque le budget est serré, il est TOUJOURS préférable de manger plus de légumes non-bio que peu de légumes  bios. Si c’est votre cas, je vous invite à visiter l’organisme Bonne boîte, bonne bouffe, disponible à Montréal, Laval, dans les Laurentides et Lanaudière.

1Sauver la planète une bouchée à la fois, chapitre Manger bio.