Notre poubelle – Décembre 2016

Décembre, décembre, décembre… Le mois des dépenses et des excès, et notre poubelle n’en fait pas exception.

Beaucoup de déchets hors de notre contrôle. Y compris le gros rouleau de papier d’emballage que le Père Noël a acheté il y a 5 ans. Il faut dire que je n’achète plus de papier d’emballage depuis longtemps. Avant même de savoir ce qu’était le zéro déchet, je me faisais un plaisir fou d’emballer les cadeaux de mon frère dans des pubs de lingeries.

Bref, notre poubelle de décembre a engraissé. Mais le poids sur la balance est sensiblement le même. 444 g, soit 10 grammes de moins qu’en novembre.

Notre poubelle – novembre 2016

Le 1er novembre, je nous ai mis au défi de voir combien de temps nous allions durer avec un pot Mason de 1,9 litre en guise de poubelle. Nous avons jeté la serviette le 30 novembre, seulement dans le but de recommencer à neuf en décembre!

C’est donc un sac à poubelle de 454 g que nous mettrons au chemin mercredi prochain.

Voici, en vrac, ce que le test du pot Mason nous a permis de découvrir :

  • La poubelle visible en tout temps fonctionne beaucoup mieux avec mon conjoint. J’ai enfin trouvé la solution qui lui fait réfléchir à 2 fois avant d’acheter un sac de chips. Vous remarquerez qu’il a quand même fêté la fin du mois avec un sac de Miss Vickie. 😉
  • Ça motive aussi beaucoup plus lorsque vient le temps de trouver une deuxième vie aux déchets. L’enveloppe matelassée par laquelle est arrivé mon charbon pour filtrer l’eau a servi à retourner mon dernier filtre Brita à la compagnie, et les 3 marqueurs séchés m’ont narguée assez longtemps pour me motiver à trouver un endroit où les récupérer.

Et les mauvais plis?

  • J’ai malheureusement manqué de temps ce mois-ci pour les collations, alors je me suis un peu trop servie de l’excuse que ce qu’on achète au bureau ne compte pas dans la poubelle.
  • J’ai un mascara que j’étire pour ne pas avoir à le jeter, malgré que mes yeux commencent à réagir 😕

Est-ce qu’on a triché?

Un peu. Les enfants ont reçu des bébelles lors de la parade du Père Noël et nous avons laissé l’emballage sur une table de restaurant. Notre bac de récupération est encore un peu trop plein à mon goût. Et lors du ménage « avant Noël » de la chambre des enfants, j’ai dû dire 1 ou 2 fois « ça doit aller dans la récupération » sans en être absolument certaine.

Et la suite?

Comme j’ai bien aimé le test, on va le poursuivre quelque temps. Pour l’instant, on va espérer passer à travers décembre. Mais pour la nouvelle année, j’aimerais bien réduire la quantité de récupération et faire attention aux déchets qu’on génère en sortie.

C’était quelque part en 2011, Stephen Harper venait d’être élu pour un deuxième mandat, et je ne comprenais pas comment le Canada pouvait être gouverné par quelqu’un aussi loin de mes valeurs. Quelqu’un qui faisait passer l’argent avant tout, en pelletant en avant les problèmes sociaux et environnementaux que ça pouvait créer.

Et puis je me suis regardée. Assise à déprimer et à attendre qu’un gouvernement agisse pour moi. Sachant maintenant que ça n’arriverait pas de sitôt, il ne me restait qu’à regarder ce que je pouvais faire moi-même.

J’ai commencé tranquillement par changer mes habitudes. À mon rythme. C’est bien peu en comparaison au problème mondial, mais mon effort additionné à celui d’un voisin, c’est un bon départ. Et puis, il ne faut jamais sous-estimer l’effet d’entraînement.

Oui, l’usine voisine continue à rejeter ses déchets dans l’atmosphère, mais c’est faux que nous ne pouvons rien faire. Nous pouvons toujours refuser d’acheter ses produits. Nous pouvons tenter de faire des choix plus éclairés et de limiter notre consommation.

Je ne suis pas parfaite, je ne fais pas la morale à personne. Nous faisons tous nos choix selon des variables différentes. Mais lorsque tout semble gris, nous pouvons nous asseoir et déprimer, ou commencer à nettoyer un petit coin de la fenêtre.

Le défi de novembre

L’Halloween est terminée, on a un petit mois de pause avant de se concentrer sur Noël, c’est donc le temps pour un défi!

Pour novembre, nous avons décidé de voir combien de temps nous pourrions survivre avec un pot Mason de 1,9 litre en guise de poubelle.

Après discussion, nous avons établi les règles suivantes :

  • On ne calcule pas la litière;
  • On ne calcul pas les déchets du bureau (trop difficile à gérer), mais ce qu’on apporte à l’extérieur revient à la maison (pas question de se débarrasser des sacs de chips en apportant les fonds au bureau);
  • Comme on ne s’entend pas sur le sujet, pour l’instant on calcule les papiers de bonbons d’Halloween à part.

C’est à suivre!

L’épicerie, la suite

En août 2015, je vous faisais un petit résumé sur ma façon de faire mes achats. Je me suis dit qu’une petite mise à jour ne ferait probablement pas de tort.

J’ai découvert Nousrire en début d’année, et depuis mes épiceries se sont beaucoup simplifiées. Les commandes se font tous les 2 mois (environ), il faut donc prévoir et « stocker » un peu, mais les prix sont bons et tout est bio. Beaucoup de produits locaux aussi. On se présente avec nos contenants sur place, la journée de ramassage, et hop, on est bon pour 2 mois. Ils sont présentement en période de commande, je vous invite à visiter le site web pour avoir une idée des produits, des prix et des endroits pour le ramassage.

Je crois bien avoir eu mon dernier été avec mon fermier de famille. Le point de chute est plutôt loin de mon nouvel appartement et, malgré un panier aux 2 semaines, on a encore eu beaucoup trop de pertes. Avec le jardin, qu’on veut refaire l’été prochain, je ne crois pas que ça ira en s’améliorant. En contrepartie, j’aime bien la liberté de pouvoir composer (ou sauter) mon panier Lufa. J’aime aussi encourager l’idée des fermes sur les toits en milieu urbain. Cette solution n’est cependant pas parfaite, puisqu’encore beaucoup de produits viennent emballés.

Je suis toujours une fidèle cliente de La Mistinguette, la Branche d’Olivier et de la Fromagerie Copette (quoique plus souvent pour le pain et les viennoiseries que pour le fromage).

Les produits que j’achète encore emballés sont : quelques fruits et légumes de Lufa (difficile de prévoir ce qui sera emballé, malheureusement), la litière, la bouffe à chat, le tofu, le maïs en canne, les edamames congelés, lait de soya pour dépanner (lorsque je n’ai pas eu le temps de faire mon lait d’amande), les saucisses ou galettes vegés à l’occasion et les cochonneries (chips, crème glacée, jus, bières, vin, etc.), que je limite le plus possible.

Une garde-robe plus écolo?

Lors de mes lectures, je suis tombée à plusieurs reprises sur le principe de la garde-robe capsule, comme étant un moyen de limiter nos achats vestimentaires, tout en se libérant du stress de ne pas savoir quoi porter. Il s’agit de se faire une garde-robe de base par saison, avec peu de vêtements, qui nous font bien et qui fonctionnent bien ensemble.

Je n’adhère pas entièrement au concept, je n’ai même pas assez de vêtements pour me faire une garde-robe par saison, mais j’y ai quand même pris quelques trucs que je tente d’appliquer.

Personnellement, je fonctionne avec 2 saisons, « y fait chaud » et « y fait frette », qui se chevauchent quelques semaines durant l’année. À l’arrivée de l’automne, exit les camisoles, les shorts, pantalon 3/4 et robes légères. Avant je tentais d’étirer la saison le plus possible, avec des vestes par dessus les camisoles par exemple, mais je préfère maintenant les ranger, pour avoir l’impression d’avoir une nouvelle garde-robe l’été suivant. Exit aussi les vêtements qui me font moins bien ou que je porte « par pitié ».

Petit aparté, plusieurs utilisent le principe du cintre à l’envers pour reconnaître les vêtements qu’ils ne portent plus (mettre tous les cintres à l’envers et regarder X temps plus tard ceux qui sont toujours à l’envers), mais ça ne fonctionne pas avec moi puisque je force à porter tous mes vêtements. Alors, lorsqu’un vêtement ne me rend plus heureuse, je l’envoie en pénitence une saison, question de voir si notre amour va se raviver ou si la flamme est vraiment éteinte.

J’ai consulté plusieurs sites pour me faire une idée de ce que devait contenir une garde-robe de base, j’ai adapté le tout à mes goûts, et j’ai « construit » un brouillon sur papier. Le chiffre magique semble être 33 items, je me suis rendu à 36 en comptant mes manteaux et bottes pour la saison froide (j’ai omis les bijoux dans mon calcul, mais j’ai réduit ma collection à ceux que je portais le plus souvent). J’ai ensuite repassé en revue ce que je possédais déjà.

Ma première surprise? En retirant les vêtements que je me force à porter, il me reste moins de vêtements que ma garde-robe sur papier.Donc, puisque ma garde-robe est fonctionnelle (sauf pour 2 pantalons à remplacer) je n’ai pas prévu me presser à acheter les items manquants. Ça me permet d’aller « zyeuter » les vêtements vintage de temps en temps, ou d’aller à ma boutique écolo préférée.

À quoi ressemble ma garde-robe?

  • 3 pantalons (2 à remplacer)
  • 2 jupes
  • 3 robes (j’en ai juste 2 pour l’instant)
  • 4 chandails à manches longues
  • 8 chandails à manches courtes, ou t-shirts (il m’en manque 1)
  • 3 vestes/cardigans (1 à remplacer)
  • 2 paires de souliers/bottillons (plus une paire hors calcul, que je laisse au bureau l’hiver)
  • 2 chapeaux (j’en ai juste 1 pour l’instant, mais j’aimerais bien m’en trouver un 2e)
  • 2 ceintures (une standard et une plus petite pour mettre par dessus les robes ou chandails)
  • 2 foulards

Et mon nécessaire pour le froid:  un manteau printemps/automne, un manteau d’hiver long, un manteau d’hiver sport, des pantalons de neige (à acheter) et une bonne paire de bottes (mitaines/tuques/écharpes/etc. sont exclus du calcul).

Est-ce que ça fonctionne? Je vous ferai probablement une mise à jour ultérieurement pour vous en reparler.

Par quoi commencer le zéro déchet?

On commence souvent par l’alimentaire. Simplement parce que c’est là qu’on « jette » le plus. Et aussi parce que les bénéfices vont souvent au-delà de la réduction des déchets.

Certains vont s’adapter plus facilement à l’achat en vrac, mais pour d’autres, ça implique un changement radical des habitudes alimentaires.

Et comme je le dis souvent, vaux mieux des petits changements qui restent que des gros qu’on abandonne par manque de temps.

Si votre menu ressemble des sandwichs de viandes froides pour dîner et de la pizza congelée pour souper, le vrac n’est peut-être pas la première étape pour vous.

Alors, voici mes trucs pour commencer à commencer le zéro déchet 😉

 

Augmenter la portion de légumes dans vos repas.

C’est l’automne, le prix des légumes est raisonnable, le chemin parcouru par ceux-ci est minime et ils sont souvent offerts en vrac dans les grandes surfaces. Remplissez la moitié de votre assiette de salade ou de légumes vapeur avant de vous servir du reste. Vous n’être pas fan de légumes? Essayez-les cuits au four! Cuisinez des « légumes au riz » au lieu de l’inverse et pourquoi ne pas changer votre spaghetti pour des zoodles?

 

Diminuez la portion de viande de vos repas.

Certains endroits acceptent de mettre la viande dans nos contenants, mais c’est souvent plus difficile dans les grandes chaînes. En plus, comme population, nous mangeons nettement trop de viande. Trop pour notre santé et trop pour l’environnement. Sans devenir végétarien, diminuer les portions à ce qu’on devrait réellement manger est déjà un plus. Et puis pourquoi ne pas remplacer un repas par des légumineuses, tester des recettes de tofu…

 

Apprenez à cuisiner vos mets préférés.

Vous aimez le Kraft Dinner? La sauce à spaghetti du commerce? Les pizzas congelées? Apprenez à reproduire ce que vous aimez. Non seulement vous allez éviter les boîtes inutiles, mais vous allez pouvoir contrôler ce qui se trouve dedans. Faites-vous un week-end popote entre amis et remplissez votre congélateur pour les soirées plus pressées.

 

Oui, tout ça prend plus de temps que de mettre une pizza congelée au four. Mais l’automne est le meilleur moment pour retrouver (ou découvrir) le goût de cuisiner. Amusez-vous!