Bio-bobo

Beaucoup trouvent le bio trop cher, certains pensent qu’il s’agit d’une gamique pour faire plus d’argent, alors que d’autres croient que le bio n’en fait pas assez. Des spécialistes mettent également en doute la capacité de la planète à nourrir tout le monde avec une agriculture uniquement bio. Comme dans toute chose, l’idéal se trouve probablement quelque part entre l’agriculture conventionnelle et l’agriculture bio. Pour l’instant, la culture bio certifiée est un bon moyen pour s’assurer un respect minimum de l’environnement lorsqu’on ignore la provenance de l’aliment. En attendant d’avoir de l’étiquetage adéquat, c’est aussi un bon moyen de s’assurer de ne pas consommer des organismes génétiquement modifiés.

Les méchants OGM. Il faut d’abord savoir qu’au Québec, à part une variété de papaye et de maïs sucré, très peu de fruits et légumes OGM se retrouvent sur les tablettes1. On les retrouve principalement dans les aliments transformés et dans l’alimentation animale. Et comme la majeure partie de notre production d’OGM est le maïs, le soja et le canola, beaucoup d’aliments transformés risquent d’en contenir. Il ne faut pas paniquer pour autant, ça ne veut pas dire qu’ils en contiennent et rien jusqu’à présent ne prouve que les OGM sont néfastes pour l’humain. Si ça se trouve, ça nous rend plus forts. Ou bien ça nous donne le cancer, allez savoir. Ces changements génétiques permettent aux plantes de résister à certains insectes, certaines maladies et aux herbicides qui servent à éliminer le reste. Être sans danger, ce serait merveilleux. Malheureusement, ce n’est pas si simple. En plus des problèmes reliés à l’utilisation d’herbicide, dans un monde de super-aliments, on pourrait rapidement voir disparaître des espèces non-OGM, et comme certaines mauvaises herbes autour des champs commencent à démontrer une résistance aux herbicides, ce ne serait peut-être pas que les bons aliments qui resteraient.

Le bio n’est cependant pas la (seule) solution. Il laisse sous-entendre que le non-bio est irrespectueux de l’environnement ce qui est loin d’être le cas. Certains producteurs non-bio en font autant, sinon plus que les producteurs bio. On peut prendre exemple ici sur les fermes Lufa qui n’ont pas de certification bio. Dans un monde idéal, nous achèterions directement du producteur et pourrions nous-mêmes constater si ses méthodes d’agricultures nous conviennent ou pas et ainsi la certification ne serait plus nécessaire.

Le bio n’est pas non plus pour tout le monde. Lorsque le budget est serré, il est TOUJOURS préférable de manger plus de légumes non-bio que peu de légumes  bios. Si c’est votre cas, je vous invite à visiter l’organisme Bonne boîte, bonne bouffe, disponible à Montréal, Laval, dans les Laurentides et Lanaudière.

1Sauver la planète une bouchée à la fois, chapitre Manger bio.

À table!

Enfin un sujet intéressant. Manger. Une de mes plus grandes passions!

J’ai longtemps hésité à parler de cuisine sur un blogue. J’aime manger, j’aime faire à manger, mais je suis loin d’être une pro. À force d’essayer des recettes pour 2 enfants difficiles et un conjoint qui hésite toujours un peu devant de nouveaux aliments, et à force de me faire demander des recettes, je commence à me dire que mon expérience peut probablement servir à quelqu’un.

Cuisiner végé a beaucoup d’avantage. Inutile de prévoir la veille de dégeler la viande, on peut faire des tests sans craindre de ne pas assez cuire le poulet et il est beaucoup plus facile de deviner si un légume est encore bon qu’un oeuf.

Comme je l’ai dit précédemment, un de mes buts ici est de vous montrer qu’il est possible de faire de bons repas, pas trop compliqués et sans viande, à intégrer au menu un soir semaine, ou même plus si ça vous tente!

J’ai aussi l’intention d’intégrer à mes recettes les déchets générés, question de démontrer qu’il est aussi possible de bien manger sans trop de déchets.

D’ici là, je vous laisse avec quelques livres de cuisine qui m’inspirent ces temps-ci. Je vais compléter cette liste à la suite de mes lectures.

Végé-truc

J’ai été élevée dans une famille typiquement québécoise. Notre congélateur était rempli de viande, qu’on mangeait au dîner, souper et même parfois au déjeuner. Mon père est un amateur de bonnes viandes, pour qui mettre de la sauce sur un steak est un sacrilège. Ma mère faisait de son mieux pour nous offrir de bons repas, malgré un mari casanier et un fils difficile. Je ne me souviens pas d’avoir mangé des légumineuses chez mes parents, à part les traditionnelles fèves au lard et j’ignore si mes parents ont eu la chance de goûter du tofu à ce jour.

Ce n’est que lorsque j’ai quitté le nid familial que j’ai réalisé à quel point j’étais peu intéressée, à quelques exceptions près, par les produits animaliers. Je ne bois jamais de lait (sauf dans le café), j’ai une relation amour/haine avec le yogourt et je ne suis pas une adoratrice d’œufs (sauf bénédictine). Et la viande, je la cuisinais surtout par obligation. Par contre, j’adore le fromage et les tartares. Je vous avais dit que j’étais pleine de contradictions.

Je songeais et essayais de diminuer notre consommation de viande depuis un bout de temps lorsque mon conjoint est devenu soudainement végétarien. Cet homme, mangeur de viande et détesteur de tofu, est devenu du jour au lendemain (ou presque) incapable de manger des « animaux morts ». Un jour peut-être, il viendra ici vous expliquer le pourquoi de son végétarisme. Ceci dit, j’ai pris l’événement de façon positive, comme un nouveau défi à relever.

Aujourd’hui je vous dirais que notre alimentation à la maison est 95% végétarienne et de plus en plus végétalienne. Et je tente, dans la mesure du possible, de privilégier l’achat bio pour ma consommation animalière et pour le reste aussi. J’y reviendrai.

Pourquoi?

Pour l’environnement. La « production » de viande nécessite beaucoup d’eau et d’énergie, et la quantité de viande que nous mangeons est si grande que le tout est fait au détriment de notre planète.

Pour la santé. Certaines personnes/études vont jusqu’à dire que la consommation de produits animaliers est mauvaise pour la santé. Qu’on y croie ou non, il reste que la quantité de viande consommée dans notre société est beaucoup trop grande pour nos besoins réels. Mon opinion personnelle est que l’animal n’est pas poison, mais il n’est pas non plus nécessaire à notre alimentation.

Pour les animaux. Je n’ai personnellement aucun problème à manger un « animal mort ». Je ne peux cependant pas éthiquement accepter l’industrie animalière actuelle. Des animaux vivant confinés dans de trop petits espaces, sans voir la lumière du jour, gavés aux grains et aux antibiotiques, sacrifié pour leur peu d’intérêt et j’en passe. Et des éleveurs pris dans un système dont il est financièrement impossible de se sortir.

Je ne veux pas m’étendre plus longtemps sur les raisons qui peuvent pousser au végétarisme/végétalisme, ce n’est pas mon but et d’autres le font beaucoup mieux que moi. J’espère plutôt arriver à vous montrer qu’il est possible de bien s’alimenter en mangeant moins de viande. Cependant, si le sujet vous intéresse, je vous ici laisse quelques ressources, que je compléterai avec le temps :

Zéro déchet

Il y a deux ans, j’ignorais complètement que ce concept existait. J’étais fière d’emplir mon bac à recyclage chaque semaine, j’utilisais des couches réutilisables 80% du temps,  j’achetais des produits bios lorsqu’ils étaient disponibles et pas trop chers, mais j’avais des milliers de produits de beauté que j’utilisais à peine et je ne voyais pas l’intérêt de faire des conserves quand on pouvait trouver des produits équivalents à l’épicerie.

Et puis j’ai entendu parler du livre de Béa Johnson et ça a piqué ma curiosité.  Une famille qui produit un « pot » de déchets par année, il faut être un peu crinqué quand même.

J’ai mis quelques mois avant de le lire, et, quoique je l’ai trouvé très intense au départ, ça a changé ma vision de notre société de consommation.

Je me rappelle encore l’arrivée des plats de plastique Ziploc. On nous vendait ce produit révolutionnaire en nous disant qu’on pouvait maintenant jeter ce plat moisi oublié dans le fond du frigo, sans être trop peiné de perdre un plat Tupperware si cher payé. On venait de créer un besoin dont on n’aurait jamais cru avoir besoin avant, et pourtant tout le monde trouvait l’idée géniale.

Chaque nouveau produit est créé explicitement dans le but de répondre à un besoin qu’on comblait autrement avant. Pour nous faciliter la vie, et nous faire dépenser plus par la même occasion, souvent sans penser aux déchets produits à la création et à la mise au rancart du produit.

Le zéro déchet se base sur 5 règles (on peut cependant y retrouver quelques variantes) qui sont les suivantes :

  • Refuser (les échantillons gratuits, les cadeaux qui prennent la poussière, les produits qu’on achète sans en avoir réellement besoin, etc.);
  • Réduire (est-ce qu’un objet peut avoir 2 utilités? oui il faut s’habiller, mais a-t-on vraiment besoin de 12 paires de pantalons?);
  • Réutiliser (le pot de spaghetti peut servir à entreposer des noix, le pot de salsa fait une belle portion de soupe pour le lunch, les feuilles de céleri ajoutent beaucoup de goût dans un bouillon);
  • Recycler (ce qu’on ne peut pas réutiliser);
  • Composter (ce qu’on ne peut ni réutiliser ni composter).

Pour vous inspirer, voici quelques ressources sur le sujet (liste que je vais bonifier avec le temps) :

Sans étiquettes

J’ai toujours refusé de porter des étiquettes. Je ne me suis jamais présentée comme secrétaire, je suis ni blogueuse, ni écrivaine, je refuse d’être uniquement la femme de, et je ne me définis pas non plus comme maman, même si c’est une partie très importante de ma vie. C’est la même chose au point de vue de mes choix environnementaux. Je pratique le zéro déchet, le végétarisme et parfois même le « veganisme », mais je ne suis pas exclusive. Vous allez me voir manger du bacon chez des amis, acheter des sacs de chips en emballage jetable à l’occasion et me régaler d’un bon fromage une fois de temps en temps.

Mon mode de vie, bien qu’il soit sans étiquette, suscite parfois quelques questionnements. C’est pourquoi j’ai décidé de commencer ce blogue. Mon but n’est pas de dire à quiconque comment vivre sa vie, il faut être irréprochable pour ça, et j’y tiens à mes contradictions. Je veux simplement parler de comment je vis la mienne et si je peux influencer quelques personnes, c’est tant mieux. Démontrer qu’en changeant quelques petites choses à notre routine, on peut améliorer notre qualité de vie et notre environnement. Je fais partie de ceux qui croient qu’un petit effort est mieux que pas d’effort du tout.

J’apprends sur le tas et j’ai un esprit plutôt critique, mais je n’ai ni le temps, ni les compétences pour lire des milliers d’études sur le sujet, c’est pourquoi la plupart des informations que je vais partager sur ce blogue vont provenir de gens qui ont les compétences et le temps de lire ces études. Donc inutile de critiquer les miennes, je n’en ai aucune.

J’espère que vous trouverez ici des informations qui vous aideront à vous faire votre propre opinion.

 

Vous pouvez aussi me trouver ici : soniadesruisseaux.com