Ma salle de bain

J’avais jadis une armoire complète de produits féminins, tous supposément indispensables. La vérité est que je n’utilisais certains de ces produits qu’une ou deux fois par année. Réduire ma « collection » ne fut donc pas si difficile, mais a malheureusement entrainé beaucoup de déchets venant de produits périmés.

Voici les produits que j’utilise régulièrement :

Ma brosse à cheveux en poil de sanglier, ma brosse à cheveux standard (pour démêler), mon shampoing sec maison et ma barre de savon de la Savonnerie des dilligences pour laver mes cheveux (j’y reviendrai, promis).

 
Mon luffa, mon savon pour le corps (qui est en fait un restant de plein de savons), mon déo de la Savonnerie des diligences (je veux tenter de faire mon propre déo lorsque je l’aurai fini), mon rasoir « old style » pour homme que j’utilise avec ma pompe à savon mousse dans laquelle je mets le savon des enfants acheté en vrac, des cure-oreilles dont je ne peux me passer même si je devrais (je vais tenter de trouver une version plus écolo lorsque ma réserve sera écoulée), et ma crème pour le corps fait maison. J’ai tenté la recette de Trash is for tossers, mais je suis moyennement satisfaite. Je vais faire quelques tests et vous en reparler.

 
Ma brosse à dent en bambou, ma pâte à dent Druide et de la soie dentaire. J’hésite encore à faire ma propre pâte à dent, et je cherche une meilleure solution pour la soie dentaire. C’est à suivre.

 
Mon démaquillant et ma crème hydratante Kariderm (je veux essayer quelques solutions fait maison ensuite), mes tampons démaquillants Oko, ma cire épilatoire que j’utilise une fois par mois et mon mascara Noblessence. Il y a aussi mon cache-cerne, ma poudre fond de teint et mon fard à paupière que je veux changer.

Ce qui ne se trouvent pas sur les photos :

  • Mes serviettes sanitaires lavables. J’ai des règles très très légères (merci à mon stérilet), donc ça me suffit. La Diva cup est aussi une bonne option.
  • Les brosses à dents des enfants (en bambou), leur pâte à dent (pour enfant du commerce) et leur savon pour le corps et les cheveux, acheté en vrac à La Mistinguette.
  • Les produits de mon conjoint. S’il me suit dans la plupart des mes choix, la salle de bain un des endroits où il est hésitant à changer. Il a tout de même changé sa brosse à dent électrique chérie pour une brosse à dent en bambou. C’est un début.

Bio-bobo

Beaucoup trouvent le bio trop cher, certains pensent qu’il s’agit d’une gamique pour faire plus d’argent, alors que d’autres croient que le bio n’en fait pas assez. Des spécialistes mettent également en doute la capacité de la planète à nourrir tout le monde avec une agriculture uniquement bio. Comme dans toute chose, l’idéal se trouve probablement quelque part entre l’agriculture conventionnelle et l’agriculture bio. Pour l’instant, la culture bio certifiée est un bon moyen pour s’assurer un respect minimum de l’environnement lorsqu’on ignore la provenance de l’aliment. En attendant d’avoir de l’étiquetage adéquat, c’est aussi un bon moyen de s’assurer de ne pas consommer des organismes génétiquement modifiés.

Les méchants OGM. Il faut d’abord savoir qu’au Québec, à part une variété de papaye et de maïs sucré, très peu de fruits et légumes OGM se retrouvent sur les tablettes1. On les retrouve principalement dans les aliments transformés et dans l’alimentation animale. Et comme la majeure partie de notre production d’OGM est le maïs, le soja et le canola, beaucoup d’aliments transformés risquent d’en contenir. Il ne faut pas paniquer pour autant, ça ne veut pas dire qu’ils en contiennent et rien jusqu’à présent ne prouve que les OGM sont néfastes pour l’humain. Si ça se trouve, ça nous rend plus forts. Ou bien ça nous donne le cancer, allez savoir. Ces changements génétiques permettent aux plantes de résister à certains insectes, certaines maladies et aux herbicides qui servent à éliminer le reste. Être sans danger, ce serait merveilleux. Malheureusement, ce n’est pas si simple. En plus des problèmes reliés à l’utilisation d’herbicide, dans un monde de super-aliments, on pourrait rapidement voir disparaître des espèces non-OGM, et comme certaines mauvaises herbes autour des champs commencent à démontrer une résistance aux herbicides, ce ne serait peut-être pas que les bons aliments qui resteraient.

Le bio n’est cependant pas la (seule) solution. Il laisse sous-entendre que le non-bio est irrespectueux de l’environnement ce qui est loin d’être le cas. Certains producteurs non-bio en font autant, sinon plus que les producteurs bio. On peut prendre exemple ici sur les fermes Lufa qui n’ont pas de certification bio. Dans un monde idéal, nous achèterions directement du producteur et pourrions nous-mêmes constater si ses méthodes d’agricultures nous conviennent ou pas et ainsi la certification ne serait plus nécessaire.

Le bio n’est pas non plus pour tout le monde. Lorsque le budget est serré, il est TOUJOURS préférable de manger plus de légumes non-bio que peu de légumes  bios. Si c’est votre cas, je vous invite à visiter l’organisme Bonne boîte, bonne bouffe, disponible à Montréal, Laval, dans les Laurentides et Lanaudière.

1Sauver la planète une bouchée à la fois, chapitre Manger bio.