Accepter le malaise

J’essaie de m’abreuver d’information le plus possible. Surtout lorsque ça concerne des sujets qui m’intéressent. L’environnement, les inégalités sociales et le bien-être physique et mental en font partie. Je lis beaucoup moins de roman, mais beaucoup plus d’essais, d’articles, de blogues, d’opinions.

Mon cerveau est constamment en ébullition. C’est bien, mais c’est aussi épuisant. Je m’intéresse beaucoup au comportement humain. Comment influencer positivement les gens, sans les rebiffer dans leur recoin. Le mécanisme de protection, quand l’information ne va pas dans le sens de nos croyances, est fort. Le mécanisme de réponse aussi. Et je ne fais pas exception à la règle. Et il y a les réseaux sociaux qui favorisent les réactions intenses, en omettant de nous transmettre l’émotion de l’humain de l’autre côté de l’écran. Mais ça c’est une autre histoire.

Parfois, je lis des trucs qui me déplaisent. J’ai le choix de les réfuter sans écouter, de les ignorer ou de me dire que ça ne me touche pas, ou encore d’embrasser le malaise. Accepter le malaise n’est pas une solution facile, mais je crois que c’est celle qui fait avancer le plus.  Parfois, les arguments ne changeront rien à notre opinion, d’autres fois ils aideront à évoluer. Accepter qu’on peut se tromper aide aussi beaucoup à avancer.

En 2018, je me suis mise au défi de m’impliquer d’avantage. Parce qu’il y a des limites sur ce qu’on peut faire individuellement. Mais je suis limitée. Je n’aurai jamais l’énergie d’une personne normale (mais qu’est-ce que la normalité), ou de la moyenne des gens, si vous préférez. Ma tête me joue des tours, et, comme une allergie, me fait craindre des évènements inoffensifs, utilisant toute mon énergie pour combattre l’invisible. Je crois personnellement que, pour avancer, je dois accepter mes limitations. Et je ne peux tout combattre en même temps.