Par quoi commencer le zéro déchet?

On commence souvent par l’alimentaire. Simplement parce que c’est là qu’on « jette » le plus. Et aussi parce que les bénéfices vont souvent au-delà de la réduction des déchets.

Certains vont s’adapter plus facilement à l’achat en vrac, mais pour d’autres, ça implique un changement radical des habitudes alimentaires.

Et comme je le dis souvent, vaux mieux des petits changements qui restent que des gros qu’on abandonne par manque de temps.

Si votre menu ressemble des sandwichs de viandes froides pour dîner et de la pizza congelée pour souper, le vrac n’est peut-être pas la première étape pour vous.

Alors, voici mes trucs pour commencer à commencer le zéro déchet 😉

 

Augmenter la portion de légumes dans vos repas.

C’est l’automne, le prix des légumes est raisonnable, le chemin parcouru par ceux-ci est minime et ils sont souvent offerts en vrac dans les grandes surfaces. Remplissez la moitié de votre assiette de salade ou de légumes vapeur avant de vous servir du reste. Vous n’être pas fan de légumes? Essayez-les cuits au four! Cuisinez des « légumes au riz » au lieu de l’inverse et pourquoi ne pas changer votre spaghetti pour des zoodles?

 

Diminuez la portion de viande de vos repas.

Certains endroits acceptent de mettre la viande dans nos contenants, mais c’est souvent plus difficile dans les grandes chaînes. En plus, comme population, nous mangeons nettement trop de viande. Trop pour notre santé et trop pour l’environnement. Sans devenir végétarien, diminuer les portions à ce qu’on devrait réellement manger est déjà un plus. Et puis pourquoi ne pas remplacer un repas par des légumineuses, tester des recettes de tofu…

 

Apprenez à cuisiner vos mets préférés.

Vous aimez le Kraft Dinner? La sauce à spaghetti du commerce? Les pizzas congelées? Apprenez à reproduire ce que vous aimez. Non seulement vous allez éviter les boîtes inutiles, mais vous allez pouvoir contrôler ce qui se trouve dedans. Faites-vous un week-end popote entre amis et remplissez votre congélateur pour les soirées plus pressées.

 

Oui, tout ça prend plus de temps que de mettre une pizza congelée au four. Mais l’automne est le meilleur moment pour retrouver (ou découvrir) le goût de cuisiner. Amusez-vous!

Végé-truc

J’ai été élevée dans une famille typiquement québécoise. Notre congélateur était rempli de viande, qu’on mangeait au dîner, souper et même parfois au déjeuner. Mon père est un amateur de bonnes viandes, pour qui mettre de la sauce sur un steak est un sacrilège. Ma mère faisait de son mieux pour nous offrir de bons repas, malgré un mari casanier et un fils difficile. Je ne me souviens pas d’avoir mangé des légumineuses chez mes parents, à part les traditionnelles fèves au lard et j’ignore si mes parents ont eu la chance de goûter du tofu à ce jour.

Ce n’est que lorsque j’ai quitté le nid familial que j’ai réalisé à quel point j’étais peu intéressée, à quelques exceptions près, par les produits animaliers. Je ne bois jamais de lait (sauf dans le café), j’ai une relation amour/haine avec le yogourt et je ne suis pas une adoratrice d’œufs (sauf bénédictine). Et la viande, je la cuisinais surtout par obligation. Par contre, j’adore le fromage et les tartares. Je vous avais dit que j’étais pleine de contradictions.

Je songeais et essayais de diminuer notre consommation de viande depuis un bout de temps lorsque mon conjoint est devenu soudainement végétarien. Cet homme, mangeur de viande et détesteur de tofu, est devenu du jour au lendemain (ou presque) incapable de manger des « animaux morts ». Un jour peut-être, il viendra ici vous expliquer le pourquoi de son végétarisme. Ceci dit, j’ai pris l’événement de façon positive, comme un nouveau défi à relever.

Aujourd’hui je vous dirais que notre alimentation à la maison est 95% végétarienne et de plus en plus végétalienne. Et je tente, dans la mesure du possible, de privilégier l’achat bio pour ma consommation animalière et pour le reste aussi. J’y reviendrai.

Pourquoi?

Pour l’environnement. La « production » de viande nécessite beaucoup d’eau et d’énergie, et la quantité de viande que nous mangeons est si grande que le tout est fait au détriment de notre planète.

Pour la santé. Certaines personnes/études vont jusqu’à dire que la consommation de produits animaliers est mauvaise pour la santé. Qu’on y croie ou non, il reste que la quantité de viande consommée dans notre société est beaucoup trop grande pour nos besoins réels. Mon opinion personnelle est que l’animal n’est pas poison, mais il n’est pas non plus nécessaire à notre alimentation.

Pour les animaux. Je n’ai personnellement aucun problème à manger un « animal mort ». Je ne peux cependant pas éthiquement accepter l’industrie animalière actuelle. Des animaux vivant confinés dans de trop petits espaces, sans voir la lumière du jour, gavés aux grains et aux antibiotiques, sacrifié pour leur peu d’intérêt et j’en passe. Et des éleveurs pris dans un système dont il est financièrement impossible de se sortir.

Je ne veux pas m’étendre plus longtemps sur les raisons qui peuvent pousser au végétarisme/végétalisme, ce n’est pas mon but et d’autres le font beaucoup mieux que moi. J’espère plutôt arriver à vous montrer qu’il est possible de bien s’alimenter en mangeant moins de viande. Cependant, si le sujet vous intéresse, je vous ici laisse quelques ressources, que je compléterai avec le temps :