Réflexion de Noël sur le zéro déchet

J’ai envie de vous parler de Noël. Oui, je suis un peu tard, vos cadeaux sont probablement déjà faits, mais bon, j’avais les miens à faire aussi alors… :p

Noël a une signification particulière pour chaque personne. Pour certains, ça représente des années de mauvais souvenirs, de conflits et de déceptions, pour d’autres c’est une fête entièrement religieuse (oui, oui, je suis certaine que ça existe encore), il y a certainement ceux qui s’en foutent royalement et finalement ceux pour qui Noël rime avec orgie de cadeaux et de bouffe (allo!).

C’est de cette dernière catégorie dont je veux parler. Parce que, on ne se le cachera pas, cette définition de Noël ne rime pas vraiment avec zéro déchet. Et il n’y a pas meilleure façon de s’immerger totalement dans le gaspillage de cette fête, que lorsqu’on a des enfants. Si c’est plutôt facile de contrôler ce qu’on fait entrer dans la maison (ici les enfants reçoivent chacun un cadeau du Père Noël et un livre de nous), on perd complètement le contrôle lorsqu’on parle de la famille.

Je le répète souvent, nous ne sommes pas tous rendus à la même place dans notre cheminement, qu’on parle de zéro déchet ou même juste de vie. Même moi, qui travaille depuis plusieurs années à minimaliser mon impact sur cette planète, je n’ai vraiment compris, que cette année, que l’important c’est le temps qu’on passe ensemble, pas les babioles qu’on a à donner. J’adore donner, mais courir pendant 3 semaines pour finaliser les cadeaux faits maison, un peu moins.

Donc bref, la famille, on fait quoi avec ça? On explique, on suggère et on dit merci.

On explique ou réexplique notre cheminement, on souligne qu’on vit dans un 5 et demi pas de sous-sol et qu’on essaie de limiter nos possessions.
On suggère des activités, des livres, des fins de semaine dans la famille (tsé, l’importance du temps passé ensemble), une contribution pour un cadeau commun.
Et on dit merci. Il ne faut pas penser que les cadeaux faits par autrui sont faits dans le but ultime de nuire à notre style de vie. Parfois, ça part d’un bon sentiment (tous les autres enfants de la famille vont recevoir un jouet et on ne veut pas que les tiens soient tristes), des fois c’est que la distance, le rythme de vie et les obligations ne permettent pas une activité.

Et les quelques cadeaux que l’on fait, on les emballe comment? Mon principal conseil, c’est de ne rien acheter pour emballer. C’est un non-sens pour moi d’acheter un item qui a pour simple but d’être jeté. Que ce soit de l’emballage en papier recyclé ou en tissus. (Ceci dit, pour être honnête, j’ai un gros rouleau pré-zéro déchet qui traîne dans mon garde-robe et que j’utilise pour les cadeaux du Père Noël, question de les différencier des cadeaux qui viennent de nous.)

Alors on emballe comment? On improvise! Du papier de rembourrage d’une compagnie d’achat en ligne bien connue, du papier journal, des dessins d’enfants, un vieux foulard ou du tissu récupéré… Cette année, j’ai fait plusieurs sacs à vrac avec des échantillons de tissus récupérés au bureau (destinés à la poubelle!), alors j’emballe mes cadeaux là-dedans. Ça fait joli, et les gens peuvent les réutiliser ensuite.

Après avoir parlé de l’évident, il faut maintenant parler de la nourriture. Le gaspillage alimentaire est particulièrement présent en cette période de l’année. Il y a tout de même quelques petits trucs qui peuvent aider.

Si on reçoit :
On cuisine moins. Sérieusement, on prépare toujours trop de nourriture. Non seulement ça coûte cher, ça prend du temps, mais ça encourage à se « bourrer la face » (et à mal filer le lendemain).
Diminuer la quantité de viande. Le coût environnemental de notre consommation de viande n’est plus à démontrer. Entre la dinde, le ragoût de boulettes, les tourtières et les charcuteries, il y a certainement un petit quelque chose qu’on peut mettre de côté. Ou en offrir en plus petite quantité.

Si on est invité :
Servez-vous des petites assiettes. Comme ça on évite de trop manger ou de jeter une partie de son souper. Et on en reprend si on a encore faim (ou on attend le dessert).
Dites oui aux restants! Encore mieux, apportez vos plats pour éviter de vous retrouver avec les vieux plats de margarine de vos hôtes. Mon premier reflex souvent de refuser les restants, un peu de « si ce n’est pas chez moi, ce n’est pas moi qui gaspille » et beaucoup du fait que je me sens mal à l’aise de partir avec de la nourriture de mes hôtes. Mais personne n’a envie de manger des restants pendant une semaine et ce qu’on rapporte pour « revaloriser », on est ainsi plus certain que ça ne finira pas à la poubelle.

Et pourquoi ne pas partager vos restants à des voisins ou sur des groupes d’entraide? Offrir un peu des excès de Noël à ceux qui ne peuvent se le permettre!

Sur ce, je vous souhaite un bon temps des fêtes. Et surtout, n’oubliez pas d’en profiter!

Le No Poo : l’expérience – 1ère partie

Pourquoi tenter le No Poo? Pour ma part, c’était par souci de trouver une solution correcte pour l’environnement que mes cheveux apprécieraient. Il faut dire que je n’ai jamais été emballé par l’aspect de mes cheveux. Ils sont trop fins, trop gras et trop sans volume. Et comme je n’ai jamais trouvé de produit miracle pour mes cheveux, je n’avais pas grand-chose à perdre en essayant le No Poo.

J’ai débuté l’expérience avec le bicarbonate de soude (voir plus bas pour la recette), parce que j’en avais, tsé. La « petite vache » est l’ingrédient le plus populaire et aussi le plus critiqué du No Poo. Le bicarbonate de soude nettoie très bien le sébum, mais peut être difficile sur le cheveu et le cuir chevelu. Certains spécialistes du cheveu vont monter au front pour vous dire que c’est la pire des idées alors d’autres l’utilisent régulièrement depuis des années avec de très bons résultats.

Le résultat : mes cheveux sont propres, même plus qu’avec la barre de shampooing. Et tellement doux! J’utilise maintenant cette technique à l’occasion, lorsque ma technique principale ne donne plus d’aussi beau résultat.

J’ai fait ma deuxième expérience avec de la farine de seigle. Mon but était de trouver une alternative assez simple au bicarbonate de soude, avec des ingrédients communs. La recette est simple, mélanger la farine avec de l’eau pour faire une pâte un peu liquide (style pâte à crêpe), appliquer sur les cheveux humides en frottant comme un shampoing, et sacrer en essayant d’enlever la pâte des cheveux.

Le résultat : nul. Mes cheveux étaient aussi gras qu’au départ, avec plein de particules de seigle dedans.

Ma troisième expérience, les noix de lavage. Suite à un léger découragement, des fois ça ne me prend pas grand-chose, j’ai poussé mes recherches pour trouver une technique qui offre de bons résultats avec les eaux un peu plus dures (l’eau de Montréal modérément dure disons). J’ai trouvé des noix de lavage dans une boîte en carton, près de chez moi, à la Mistinguette.

Résultat : propre et heu… allo le volume! Je n’ai jamais eu ça moi du volume. C’est le non-shampoing que j’utilise le plus régulièrement.

 

Bicarbonate de soude, la recette : 

  • 1 c. à soupe de bicarbonate de soude
  • 1 c. à soupe de vinaigre de cidre
  • 2 tasses d’eau bouillante

Dans un contenant, mélanger le bicarbonate de soude à 1 tasse d’eau bouillante. Dans un autre contenant, mélanger le vinaigre de cidre à l’autre tasse d’eau bouillante. Attendre que les 2 mélanges soient à une température agréable.

Sous la douche, mouiller les cheveux et appliquer le mélange de bicarbonate. Laissez agir quelques minutes. Par souci d’économie d’eau, je sors de la douche pour me raser. J’enveloppe aussi mes cheveux dans un vieux t-shirt, parce que l’eau au bicarbonate sur les mamelons ce n’est pas agréable.

Rincer les cheveux et appliquer le mélange de vinaigre de cidre. Laisser reposer 1 ou 2 minutes et rincer. Le vinaigre de cidre agit comme revitalisant et rétablit supposément le ph du cuir chevelu.

 

Noix de lavage, la recette :

  • 7 noix de lavage (plus ou moins, selon la dureté de l’eau).
  • 1 1/2 tasse d’eau

Faire bouillir l’eau avec les noix de lavage (moi je les mets dans un petit sac en tissus qui venait avec la boîte, je trouve ça plus simple) et laisser mijoter 30 minutes à découvert pour réduire.

Laisser refroidir jusqu’à ce qu’on puisse presser le sac sans se brûler. Extraire le jus et retirer le sac.

Utiliser comme un shampoing (ne soyez pas surpris, ça ne mousse pas vraiment). Rincer.

Attention aux yeux! Je n’ai pas testé pour vous, mais c’est, semble-t-il, très douloureux.

Je dois aussi vous avertir, les noix de lavage ont une drôle d’odeur. En gros, ça pu. D’une façon plutôt bizarre. Les cheveux ne sentent plus une fois secs, mais il est fort possible que vous ayez envie de sortir de la cuisine au moment de la préparation du non-shampoing.

 

Ma salle de bain – mise à jour

Plus d’un an s’est écoulé depuis cet article, alors voici une petite mise à jour.

Vous remarquerez que j’ai omis tout ce qui concernait mes cheveux, c’est que je suis présentement en train de modifier ma routine, je vais vous en reparler dans un autre billet. J’ai aussi oublié ma brosse à dents, mon dentifrice et ma soie dentaire, mais ça c’est juste parce que j’ai la tête ailleurs.

Pour la douche, je n’utilise que mon luffa et mon savon de la Savonnerie des Diligences. Après la douche, un petit coup d’Oriculi dans les oreilles, de beurre corporel et de crème pour le visage de la Savonnerie des Diligences. Je ne prends encore ma douche que tous les 2 jours, donc je n’utilise mon beurre corporel et ma crème pour le visage qu’un jour sur deux. L’autre jour, je ne me contente que de rafraîchir mon visage à l’eau froide et de me laver les régions sensibles à la débarbouillette.

Vous remarquerez que j’utilise aussi 2 déodorants. Avec l’usage, j’ai remarqué que peu importe quel déo j’utilise, ma peau finit par réagir lors d’un usage trop fréquent. Bref, dans mon cas, alterner entre 2 déos (ici du lait de magnésie et un déo au bicarbonate de sodium de la Savonnerie des Diligences) est présentement ce qui fonctionne le mieux.

Mon maquillage se limite à un ombre à paupière gris et un mascara. Je prends tout de même le temps de me démaquiller chaque soir avec de l’huile de coco.

J’utilise toujours une brosse à dents en bambou, et mon dentifrice est de Tom’s of Maine avec fluor. Nous avons malheureusement tendance à faire des caries, alors j’hésite beaucoup à utiliser des solutions maison. Et du côté de la soie dentaire, je suis toujours à la recherche d’une solution plus écofriendly.

Je me rase toujours avec mon rasoir « old style » et je me suis acheté un blaireau pour bien faire mousser le savon. J’utilise mes retailles de savon pour ce faire.

Vous remarquerez que j’utilise beaucoup de produits de la Savonnerie des Diligences. La raison est fort simple, j’aime bien leurs produits, ils sont disponibles à La Mistinguette près de chez moi et les contenants sont consignés/réutilisables. Je dois malheureusement traverser la moitié de la ville pour trouver les ingrédients en vrac pour faire mes propres produits, ce qui pour moi n’en vaut pas la peine.

 

Notre poubelle – Décembre 2016

Décembre, décembre, décembre… Le mois des dépenses et des excès, et notre poubelle n’en fait pas exception.

Beaucoup de déchets hors de notre contrôle. Y compris le gros rouleau de papier d’emballage que le Père Noël a acheté il y a 5 ans. Il faut dire que je n’achète plus de papier d’emballage depuis longtemps. Avant même de savoir ce qu’était le zéro déchet, je me faisais un plaisir fou d’emballer les cadeaux de mon frère dans des pubs de lingeries.

Bref, notre poubelle de décembre a engraissé. Mais le poids sur la balance est sensiblement le même. 444 g, soit 10 grammes de moins qu’en novembre.

L’épicerie, la suite

En août 2015, je vous faisais un petit résumé sur ma façon de faire mes achats. Je me suis dit qu’une petite mise à jour ne ferait probablement pas de tort.

J’ai découvert Nousrire en début d’année, et depuis mes épiceries se sont beaucoup simplifiées. Les commandes se font tous les 2 mois (environ), il faut donc prévoir et « stocker » un peu, mais les prix sont bons et tout est bio. Beaucoup de produits locaux aussi. On se présente avec nos contenants sur place, la journée de ramassage, et hop, on est bon pour 2 mois. Ils sont présentement en période de commande, je vous invite à visiter le site web pour avoir une idée des produits, des prix et des endroits pour le ramassage.

Je crois bien avoir eu mon dernier été avec mon fermier de famille. Le point de chute est plutôt loin de mon nouvel appartement et, malgré un panier aux 2 semaines, on a encore eu beaucoup trop de pertes. Avec le jardin, qu’on veut refaire l’été prochain, je ne crois pas que ça ira en s’améliorant. En contrepartie, j’aime bien la liberté de pouvoir composer (ou sauter) mon panier Lufa. J’aime aussi encourager l’idée des fermes sur les toits en milieu urbain. Cette solution n’est cependant pas parfaite, puisqu’encore beaucoup de produits viennent emballés.

Je suis toujours une fidèle cliente de La Mistinguette, la Branche d’Olivier et de la Fromagerie Copette (quoique plus souvent pour le pain et les viennoiseries que pour le fromage).

Les produits que j’achète encore emballés sont : quelques fruits et légumes de Lufa (difficile de prévoir ce qui sera emballé, malheureusement), la litière, la bouffe à chat, le tofu, le maïs en canne, les edamames congelés, lait de soya pour dépanner (lorsque je n’ai pas eu le temps de faire mon lait d’amande), les saucisses ou galettes vegés à l’occasion et les cochonneries (chips, crème glacée, jus, bières, vin, etc.), que je limite le plus possible.