Par quoi commencer le zéro déchet?

On commence souvent par l’alimentaire. Simplement parce que c’est là qu’on « jette » le plus. Et aussi parce que les bénéfices vont souvent au-delà de la réduction des déchets.

Certains vont s’adapter plus facilement à l’achat en vrac, mais pour d’autres, ça implique un changement radical des habitudes alimentaires.

Et comme je le dis souvent, vaux mieux des petits changements qui restent que des gros qu’on abandonne par manque de temps.

Si votre menu ressemble des sandwichs de viandes froides pour dîner et de la pizza congelée pour souper, le vrac n’est peut-être pas la première étape pour vous.

Alors, voici mes trucs pour commencer à commencer le zéro déchet 😉

 

Augmenter la portion de légumes dans vos repas.

C’est l’automne, le prix des légumes est raisonnable, le chemin parcouru par ceux-ci est minime et ils sont souvent offerts en vrac dans les grandes surfaces. Remplissez la moitié de votre assiette de salade ou de légumes vapeur avant de vous servir du reste. Vous n’être pas fan de légumes? Essayez-les cuits au four! Cuisinez des « légumes au riz » au lieu de l’inverse et pourquoi ne pas changer votre spaghetti pour des zoodles?

 

Diminuez la portion de viande de vos repas.

Certains endroits acceptent de mettre la viande dans nos contenants, mais c’est souvent plus difficile dans les grandes chaînes. En plus, comme population, nous mangeons nettement trop de viande. Trop pour notre santé et trop pour l’environnement. Sans devenir végétarien, diminuer les portions à ce qu’on devrait réellement manger est déjà un plus. Et puis pourquoi ne pas remplacer un repas par des légumineuses, tester des recettes de tofu…

 

Apprenez à cuisiner vos mets préférés.

Vous aimez le Kraft Dinner? La sauce à spaghetti du commerce? Les pizzas congelées? Apprenez à reproduire ce que vous aimez. Non seulement vous allez éviter les boîtes inutiles, mais vous allez pouvoir contrôler ce qui se trouve dedans. Faites-vous un week-end popote entre amis et remplissez votre congélateur pour les soirées plus pressées.

 

Oui, tout ça prend plus de temps que de mettre une pizza congelée au four. Mais l’automne est le meilleur moment pour retrouver (ou découvrir) le goût de cuisiner. Amusez-vous!

Déménagement

Malgré toute notre bonne volonté, notre déménagement a été loin d’être zéro déchet.  Mais j’ai tout de même récolté quelques conseils pour vous. En espérant que le prochain soit mieux, mais surtout, dans très très longtemps.

Avant :

  1. Commencez tôt à faire le tri :
    Par exemple, j’ai fait un premier tri de ma cuisine 2 mois avant le déménagement pour déterminer tout ce qui ne me servait plus. Par expérience, je savais que si j’attendais à la dernière minute, je risquais de tout emballer et trier après le déménagement (donc plus de boîtes à déménager).
  2. Vendez ou donnez ce qui ne vous est plus utile :
    Renaissance est devenu mon meilleur ami.
  3. Commencez tôt à récolter des boîtes, pour éviter de devoir en acheter le jour venu. Et si elles sont encore belles après le déménagement, on peut aussi tenter de les donner au suivant.
  4. Utilisez des serviettes, des draps et des vêtements pour emballer la vaisselle! Zéro déchet et beaucoup moins salissant que les journaux.
  5. Prévoyez un voyage à l’écocentre quelques jours avant le déménagement :
    Conseil que je n’ai malheureusement pas suivi.

 

Pendant :

  1. Payez vos amis en pizza est toujours gagnant et les boîtes peuvent aller à la récupération/compost. Ou payez-vous des déménageurs à vélo!
  2. Respirez et laissez-vous le droit à l’erreur :
    Personne n’aime déménager. Si votre petite voix vous dit d’acheter un nettoyant ultra chimique pour enlever la trace des précédents locataires, vous avez le droit de l’écouter. Ce n’est peut-être pas une bonne idée de mettre un chandail neuf pour utiliser un produit contenant du javel cependant.
  3. Mangez au restaurant :
    Un vrai restaurant. Assis. Beaucoup moins de déchets que le « take-out » ou la livraison, et ça fait vraiment du bien de changer d’air. En plus, vous apprenez à connaître votre nouveau voisinage. Ça, c’est quand vous ne déménagez pas à 450 mètres de votre ancien appartement.

 

Après : 

  1. Résistez :
    La tentation de la visite au Ikea est grande, mais laissez-vous le temps de vous installer. Regarder si vous n’avez pas déjà quelque chose qui peut faire la « job » avant d’acheter du neuf. Faites des listes de ce que vous croyez avoir besoin et faites le tri après une semaine ou deux.

Ce qui s’en vient

Je le dis souvent, ce qui fonctionne pour moi c’est les buts réalistes et se laisser le droit à l’erreur. Un « régime » trop strict occasionne plus souvent un abandon que de petites modifications graduelles. J’aimerais bien vous montrer la grosseur de mes déchets mensuels, comme nous pouvons le voir sur d’autres blogues, mais pour l’instant, avec le déménagement en vue, le résultat n’est pas très satisfaisant, et je ne peux y consacrer autant d’énergie que je le voudrais. Je vais donc reporter ce projet de quelques mois.

Cependant, nous voulons profiter de ce déménagement pour bien nous débarrasser de certaines choses peu ou pas utilisées. Épurer notre chez nous. Soit par la vente ou par le don. Ou encore en les acheminant au bon endroit. Je documenterai certainement mes essais et erreurs au travers de mes autres sujets.

Je n’écris pas non plus ici aussi souvent que je le voudrais, c’est aussi un point que j’aimerais améliorer.

Mon kit « sur la route »

Être zéro déchet dans la vie de tous les jours demande un peu de préparation. Ça implique aussi, bien souvent, de se promener avec un peu plus d’accessoires que monsieur et madame tout le monde. De toute façon, j’ai fait le deuil du petit sac à main avec l’arrivée des enfants. 😉

Donc voilà, dans mon beau sac Matt & Nat (cadeau de moi à moi), j’apporte avec moi :

  • Une bouteille d’eau, facile d’utilisation pour les enfants, afin d’éviter les dégâts dans le métro (oui, on se partage la même bouteille d’eau).
  • Quelques noix et fruits séchés dans un petit pot, pour éviter les fringales qui me poussent trop souvent à acheter des produits suremballés.
  • Un pot Mason avec son « bas » (qui est véritablement un bas de laine troué à qui j’ai donné une 2e vie) qui me permet d’apporter des smoothies, des jus ou de prendre des boissons froides ou chaudes pour emporter. Lors des sorties du weekend, j’ajoute un autre pot Mason pour mon conjoint et 2 pots plus petits pour les enfants. J’apporte aussi 2 couvercles à paille que les enfants peuvent utiliser avec ou sans paille. Les miens sont en plastique, mais si c’était à refaire, j’achèterais ceux-ci.
  • Ma boîte Lunchbots qui me permet de rapporter mes restants ou de commander pour emporter.
  • Des pailles en acier inoxydable, plus pour le plaisir parce que ce n’est franchement pas indispensable.
  • Des mouchoirs en tissus pour la route. Je n’ai pas encore changé mes habitudes à la maison et au travail cependant. Je suis quelqu’un qui « mouche » beaucoup, alors c’est plus difficile. Mais j’adore mes mouchoirs réutilisables. C’est tout doux, et il n’y a plus de danger de se retrouver avec les mains beurrées pour cause de mouchoir troué.
  • Une pochette Uzage avec une débarbouillette sèche à l’intérieur pour remplacer les « baby wipes ». Mes enfants ne sont plus aux couches, mais j’étais tout de même dépendante de ces petites lingettes bien pratiques. Maintenant, lorsque j’ai un petit visage ou des petites mains à nettoyer, je mouille ma débarbouillette avec ma gourde d’eau et le tour est joué. La pochette est plastifiée à l’intérieur ce qui me permet de ne pas mouiller tout le contenu de mon sac après.
  • Un sac de tissus pour acheter des croissants, biscuits ou muffin qui viennent sans emballage.
  • J’ai toujours un sac réutilisable dans le fond de mon sac (absent sur la photo) pour les courses imprévues.
  • Et finalement, mon cadeau de Noël, l’ancien couteau scout de mon frère, pour remplacer les ustensiles de plastique, éplucher les pommes pour ma petite difficile, ou même ouvrir une bouteille de vin ou de bière. 😉 Je prévois éventuellement acheter des « Sporks » pliantes pour compléter mon kit lors des sorties familiales.

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Histoires d’odeurs

Une fille, ça ne doit pas suer. Et, malheur, encore moins puer! J’ai utilisé pendant longtemps des antisudorifiques, même ceux dit « cliniques » à plus de 10$ du bâton. J’étais certaine à cette époque, qu’aucun déodorant ne réussirait à couvrir ma « sueur excessive ».
Lorsque je me suis intéressée au zéro déchet, mon déo est une des premières choses à laquelle je me suis attaquée. C’est que j’en mettais des couches et des couches, alors mes bâtons se vidaient à la vitesse de l’éclair. J’ai fait plusieurs tests, j’ai réalisé que finalement je ne suais pas tant que ça, j’ai appris à accepter qu’un peu de sueur était ok, j’ai trouvé des déodorants potables, mais je ne trouvais rien qui pouvait fonctionner dans un cadre de zéro déchet.
Jusqu’à ce que je tombe sur Purely Great. Un déodorant en petit pot que je pourrais facilement réutiliser. Nous avons filé le parfait bonheur… pendant 1 mois et demi. Ensuite ont débuté les démangeaisons. J’ai arrêté quelques temps, mais à chaque essai les démangeaisons revenaient après un jour ou deux. Après quelques recherchent sur le web, j’ai découvert que je n’étais pas seule, le bicarbonate de soude causait ça à certaines personnes. Retour à la case départ.
Je me suis rabattue sur le déodorant Druide, que j’aime beaucoup, mais qui n’est pas zéro déchet, en attendant de trouver une nouvelle solution. Quelques déchets plus tard, je suis tombée sur le vidéo de Trash is for tossers. Sa recette contenait bien du bicarbonate de soude, mais il était indiqué qu’on pouvait l’omettre. Puisque j’avais en main tous les ingrédients, pourquoi ne pas l’essayer.
Le résultat fut surprenant, pour au moins 2 jours. Ensuite les odeurs réapparurent peu à peu. Un autre échec.
Mais mes recherches m’avaient aussi menée au blogue des Trappeuses avec une curieuse solution, le lait de magnésie. Il était tard, mais la pharmacie était toujours ouverte, alors pourquoi ne pas essayer.
MIRACLE! Le lait de magnésie fonctionne hyper bien pour moi. Directement de la bouteille, étendue avec une débarbouillette. Cette solution n’est pas entièrement zéro déchet, alors je vais probablement pousser l’expérience un peu plus loin, mais le magnésium semble une voie à étudier.

Point à améliorer en 2016

À l’image du Blog de Jule, j’ai envie, moi aussi, de faire la liste de points à améliorer en 2016.
  • Limiter mes achats de chips à lorsque nous avons de la visite. Mon « comfort food » par excellence, difficilement trouvable en zéro déchet, et que j’accompagne beaucoup trop souvent de sauce tzatziki (un des rares produits laitiers que j’achète).
  • Cet été, prendre un petit panier fermier, au lieu du moyen, et ajouter des produits au besoin afin d’éviter d’en gaspiller.
  • Trouver un endroit où acheter des fruits et légumes bios et moins emballés, pour compléter mes paniers fermiers et combler les manques en hiver.
  • Canner et congeler plus de fruits et légumes locaux en saison, pour éviter d’en acheter l’hiver.
  • Recommencer à composter! (C’est pour bientôt.)
  • Mettre un peu plus de recettes ici (de ce côté là je vais probablement me faire aider, c’est à suivre).
  • Diminuer le contenu de mon bac de recyclage en limitant à la source, mais aussi en réutilisant.